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Alexandre Rouette : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
En 1641, quand Descartes publie les Méditations métaphysiques, celui-ci soutient une thèse qui semble être profondément contradictoire. Le corps et l’âme, affirme-t-il, sont deux substances irrémédiablement distinctes, mais sont malgré tout tellement confondues et mêlées qu’elles forment une union très étroite qu’on appelle l’être humain.
Cette surprenante thèse de l’union sera l’objet des premières lettres qu’Élisabeth de Bohême adresse à Descartes. Cette dernière lui demande d’expliquer comment une substance immatérielle peut interagir avec une substance matérielle.
La réponse de Descartes, loin d’éclaircir le rapport entre le corps et l’âme finiront de confondre la princesse. Apercevant l’insatisfaction de la princesse, Descartes cherchera à fournir une réponse plus complète. C’est ainsi que cet échange donnera naissance au Traité des passions de l’âme.
Toutefois, plusieurs affirment que la solution cartésienne n’est pas acceptable : il est impossible de colmater la rupture ontologique qui existe entre deux substances simplement grâce à la physiologie.
Dans cette communication, nous allons nous intéresser particulièrement aux lettres qu’adresse Descartes à Élisabeth. Nous soutenons que cette correspondance permet d’éclaircir la thèse cartésienne de l’union du corps et l’âme et espérons que notre interprétation de celle-ci réhabilitera la solution cartésienne au problème de l’union.
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