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Érika Simard-Dupuis : Université de Sherbrooke
La production orthographique dépend, selon la théorie capacitaire (McCutchen, 1996), de la maîtrise du geste graphomoteur (Pontart et al., 2013). Cette recherche vise à déterminer si la longueur d’un mot peut, en entraînant une charge mentale plus élevée en mémoire de travail, influencer la réussite et le décours temporel des traitements orthographiques. Trois tâches ont été réalisées par 69 élèves de 1re, 3e et 5e années du primaire sur une tablette à digitaliser, pilotée par le dispositif Eye and Pen (Alamargot et al., 2006) : le rappel écrit des lettres de l’alphabet, l’écriture du prénom, ainsi que la copie en rappel immédiat de 12 mots fréquents variant en longueur (4 vs. 8 lettres). Les résultats obtenus montrent que la production de mots longs entraîne une augmentation a) du temps d’encodage et de la durée d’exécution par lettre, quel que soit le niveau scolaire, et b) du nombre d’erreurs en 1re et 3e années. Ils montrent aussi l’existence d’une relation significative, plus forte pour les mots longs, entre la graphomotricité et a) le nombre d’erreurs en 1re et 3e années, b) la durée d’exécution par lettre en 3e année, et c) le temps d’encodage en 5e année. Ces résultats, discutés selon le modèle d’automatisation des connaissances d’Anderson (1983), révèlent l’influence du coût graphomoteur, lié au nombre de lettres à programmer et à transcrire, et du poids des habiletés graphomotrices sur les traitements orthographiques.
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