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Pratiques narrative de la mobilité. Le cas du Laboratoire sur les récits du soi mobile.

SH

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Simon Harel : Université de Montréal

Résumé de la communication

Le Laboratoire sur les récits du soi mobile propose un dialogue soutenu entre les milieux de la recherche universitaire et ceux de la création (littéraire, artistique, cinématographique). Il fait une place de choix à la société et à ses acteurs (OSBL, entreprises culturelles et citoyennes) en réfléchissant à la manière dont le chercheur recourt à la création comme méthode de recherche. Il met l’accent sur la créativité dans le domaine des arts et des lettres. Ainsi, le Laboratoire sur les récits du soi mobile s’inscrit dans une vague d’innovation quant à la manière de transformer la recherche académique. Le Laboratoire est donc une plate-forme d’idéation et de création de récits, d’expressions culturelles, de projets et de dynamiques urbaines, faisant de l’espace urbain un lieu de rencontre, d’échanges, d’expositions, puis d’enseignements « hors-les-murs » de l’université. Parmi tous les projets qui ont animé le Laboratoire lors de sa saison estivale 2017, nous aborderons les ateliers photographiques réalisés en collaboration avec La maison de la Syrie, Le Laboratoire sur les récits du soi mobile et le projet de recherche Réfugié(e)s et Déplacé(e)s : Droit, Littérature et Migration, dont Laurence Sylvain est la coordonnatrice et Simon Harel, le chercheur principal. Considérant la teneur de ce projet, nous expliquerons la conception de ce projet, sa réalisation et ses aboutissants.

Résumé du colloque

Paul Ardenne désigne comme « œuvre d’art mobile » une œuvre en rupture avec les territoires traditionnels de l’art (galerie, musée, centre d’exposition, salle de spectacles) qui investit de plus en plus de nouveaux espaces comme la rue et l’espace public, et qui entraîne la création d’« œuvres déplaçables, aptes à aller à la rencontre du public, ou à le transporter » (2002). Le processus ne dépend plus ou ne se mesure plus uniquement par l’espace qu’il habite, mais répond davantage à la spontanéité « du voyage et de la rencontre à travers des réseaux, des souvenirs, entre les gens et les lieux, les performeurs et les auditeurs, dans le temps autant que dans l’espace, en direct et à travers les enregistrements mécaniques et électroniques […] » (Chapman, 2013). Cette évolution exponentielle de la mobilité dans les arts ne se considère pas tant en distance parcourue que par le fait qu’elle touche toujours plus à l’ensemble des étapes de la création. De la fabrication à la diffusion, des collaborations aux technologies, de l’accès à l’archivage, au récit de création, le concept de mobilité se conjugue au pluriel. L’artiste se déplace avec son sujet. Cette approche mobile et phénoménologique du processus artistique appréhenderait-elle moins prioritairement la question de son objet que celle des relations, parfois fortuites? En ce sens, le processus de mobilité ne concernerait pas seulement l’artiste, mais aussi l’engagement du spectateur. De nouvelles formes d’expériences processuelles et de relations signifiantes entre une œuvre et le spectateur peuvent alors jouer un rôle actif dans l’élaboration même de l’œuvre. Par exemple, la mobilité procurée par Internet permet de tisser la toile d’une rencontre avec un public désireux d’entrer dans l’univers de l’artiste autrement qu’au moment de la présentation de l’œuvre.

Pour débattre des mobilités du processus de création, nous aborderons différentes approches artistiques, méthodologiques, théoriques et disciplinaires.

Contexte

section icon Thème du congrès 2018 (86e édition) :
Célébrer la pensée libre
section icon Date : 11 mai 2018

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