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Yannick Brun-Picard : Collège Jacques Prévert Les Arcs
Les programmes scolaires imposent l’étude de l’environnement et du développement durable. Des manifestations attestent d’une conscientisation des impératifs environnementaux et des obligations de l’Humanité quant aux actions à entreprendre. Ces dynamiques sont louables et les enseignants assument leurs obligations avec efficacité. Toutefois, ces jalons éducatifs et sociétaux sont fragiles, voire ne sont qu’un vernis de conscience. Il est alors nécessaire, pour dépasser ce vernis, de structurer les savoirs, les dynamiques, les acteurs et les réalités qui animent ce domaine. Comment faire en sorte que l’EEDD permette de s’extraire des mouvances médiatiques, de la bonne conscience, du zapping ou de l’anachronisme pour parvenir à un enseignement efficient par l’universalisme de ses implications ? La présentation d’axes d’enseignement en EEDD vécus par les élèves donne la matérialité initiale aux perspectives éducatives. La prise en considération de l’interface humanité/espaces terrestres facilite la mise en exergue des interdépendances et des nécessités pour le vivant. Parvenir à faire comprendre aux citoyens que l’environnement et le développement durable ne sont pas des gadgets médiatiques s’avère parfois inaccessible. Toutefois, en dépassant la découverte, le culte des images, le sentiment d’obligation, il devient possible par l’émulation socioconstructive d’accéder à une conscientisation où les coûts, les nécessités, les implications sont préhensiles.
De nombreuses études en éducation à l’environnement et au développement durable (EEDD) ont identifié une forme de fatalisme et de désengagement de la jeunesse face à la crise environnementale actuelle. La seule centration sur les savoirs environnementaux s’avère insuffisante, car les enjeux actuels appellent un engagement et une mobilisation effective des acteurs. Pour y faire face, il semble nécessaire de penser une éducation à l’EEDD qui favorise la mise en place d’actions écocitoyennes. Différents travaux en EEDD soulignent l’importance potentielle des liens entre savoirs, acteurs et territoires. Plus précisément, ce colloque cherchera à explorer comment les recherches en éducation prennent en considération les acteurs et les enjeux locaux des territoires ainsi que les objets d’étude, les cadres de référence et les méthodologies qui sont privilégiés par ces recherches. Ceci sera structuré autour de trois axes de recherche :
1) Éducation et territoires : une EEDD qui intègre le territoire est plus qu’une éducation au territoire, c’est aussi une éducation pour et dans le territoire. Il est ici question d’interroger ces différentes approches, leurs dynamiques d’émergence, leur caractère de nouveauté ainsi que les changements qu’elles induisent dans les disciplines scolaires plus classiques.
2) Savoirs et acteurs : l’EEDD pose la question de la manière dont les élèves peuvent s’approprier les savoirs en tant qu’acteurs citoyens. Ceci conduit à s’intéresser à la manière dont les apprenants, de l’école primaire à l’université, reconstruisent des savoirs hybrides entre l’école et la société en lien avec leur agentivité écocitoyenne.
3) Dynamiques des acteurs et des territoires : l’intégration d’une logique des acteurs et des territoires pose la question de son appréhension d’ensemble. L’utilisation des approches basées sur la complexité permettra d’aborder la question de la dynamique des acteurs et des territoires et la place de la résilience dans l’EEDD.
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