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Être mère sans enfant » : le labeur social en contexte de deuil périnatal

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Sabrina Zeghiche : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

La littérature sur le deuil périnatal s’est fortement intéressée à la question de sa non reconnaissance sociale, en invoquant le concept de disenfranchized grief (Doka, 1989 ; 2002). Ce qui a particulièrement retenu l’attention, c’est d’une part, ses conséquences psychosociales (Brierley-Jones et al., 2015), et d’autre part, le recours aux rituels comme réponse à cette non reconnaissance (Brin, 2004). Si le premier constat risque d’occulter la part d’agentivité des personnes endeuillées, le second risque de la surestimer. Sur la base d’une analyse qualitative de données recueillies auprès de 21 mères ayant perdu leur bébé après 12 semaines de grossesse, et en recourant au concept de labeur social emprunté à Kurasawa (2007) et López (2018), enrichi des contributions théoriques de Goffman (1975) sur les stigmates, je me propose d’examiner le champ d’action des mères face à cette non reconnaissance. Autrement dit, je m’intéresse au processus à l’œuvre, à la fois dans les interactions sociales des mères avec les acteurs des différents espaces aux différentes temporalités, mais aussi dans leurs pratiques idéelles, matérielles et symboliques, en amont et en aval de cette non reconnaissance.

Résumé du colloque

Pour ce colloque proposé par Équipe Paternité, famille et société (FQRSC), nous avons choisi de porter notre regard aux « Familles d’ici et d’ailleurs ». Ce thème reconnaît la diversité et le multiculturalisme des sociétés québécoise et canadienne, tissées sur plusieurs générations du fil de l’apport culturel des familles d’ici, souvent venues d’ailleurs. Il crée ainsi un espace d’échanges autour du vécu des familles d’ici et d’ailleurs. En ce sens, nous reconnaissons que la famille est, mondialement, au cœur du développement des sociétés modernes.

Bien qu’à première vue il puisse exister des multitudes de différences entre les familles d’ici et d’ailleurs, les travaux des 30 dernières années ont contribué à des avancées importantes sur le plan des connaissances et des pratiques visant à soutenir les trajectoires de vie de ces familles. On reconnaît que les trajectoires de vie familiale ne se déploient pas en vase clos, l’expérience de chacun-e étant profondément ancrée dans un contexte personnel, conjugal, familial, social, culturel ou économique. Ces trajectoires peuvent être fragilisées lorsque ses membres composent avec des caractéristiques personnelles (p. ex., des troubles de santé mentale ou une séparation conjugale) ou contextuelles (p. ex., être immigrant, vivre un deuil), qui contribuent alors à des trajectoires de développement plus complexes, et encore méconnues. L’originalité de ce colloque sera de créer des occasions de partages entre chercheurs, cliniciens, familles et étudiants issus de disciplines diverses à propos des réalités familiales des familles d’ici et d’ailleurs en donnant la parole aux acteurs concernés. Il s’agit de dégager à la fois ce qui distingue chaque famille, dans un contexte de vie qui lui est propre, et de dessiner un tronc commun d’expériences afin de guider des interventions qui sauront répondre aux spécificités des familles à des moments critiques de leur vie.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
news icon Thème du colloque :
Familles d’ici et d’ailleurs
section icon Date : 27 mai 2019

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Titre du colloque :

Familles d’ici et d’ailleurs

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Thème du colloque :

Familles d’ici et d’ailleurs