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Gestion de la tension entre les pratiques de gestion de projet et les pratiques artistiques dans les projets issus des industries culturelles situés hors des métropoles

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Jézabelle Toulouse Davidson : Université Laval

Résumé de la communication

On dénombre peu d’écrits scientifiques sur les artistes et les organismes artistiques quant à l’arrimage de leurs pratiques de gestion de projet et leurs pratiques artistiques. Une attention plus poussée envers la gestion de projet dans les industries culturelles s’impose. Plusieurs auteurs arrivent à la conclusion qu’il existe une tension dans les projets des industries culturelles. Cette tension peut se traduire entre deux systèmes de valeurs, un relatif aux pratiques artistiques et le second aux pratiques de gestion de projet. Se faisant, l'objectif de cette recherche est de cerner le compromis permettant de gérer la tension entre les pratiques de gestion de projet et les pratiques artistiques des projets issus des industries culturelles situées hors des métropoles. Cette tension sera analysée sous l'angle des valeurs prenant appui sur le cadre théorique de la justification de Boltanski et Thévenot (1991; 2006). Des études de cas seront réalisées dans diverses villes canadiennes situées hors des métropoles étudiant des projets provenant des industries culturelles et pour lesquelles des entrevues semi-structurées seront menées. Ce projet de recherche contribue aux connaissances sur les industries culturelles en s’appesantissant des pratiques de gestion de projet et artistiques au sein de projets. En empruntant le cadre théorique de la justification, cette recherche permettra de comprendre en détail la formation du compromis entre ces pratiques rendant ces projets viables.

Résumé du colloque

L’apport de l’entrepreneuriat culturel et créatif à l’économie locale, mais également mondiale, est de plus en plus important, contribuant ainsi au développement économique et social de la société (Anderson et al., 2014). À ce premier phénomène se conjugue un autre, celui de la standardisation de la culture mondiale par les médias de masse et les grandes entreprises. Devant cette globalisation, un nombre grandissant d’entrepreneurs au sein des industries créatives et culturelles en viennent à adopter des caractéristiques communes, formant ainsi une masse dominante. On peut décliner ces caractéristiques selon trois dimensions. Il s’agit d’entrepreneurs : 1) se regroupant dans des métropoles créatives; 2) homogènes sur le plan socioculturel (langue, nationalité, religion, etc.); ou 3) créant des œuvres visant une diffusion dans les médias de masse. Si on dénote un intérêt sociopolitique grandissant envers les industries créatives et culturelles, le monde universitaire de la gestion n’est pas en reste. Plusieurs recherches se penchent sur l’entrepreneuriat culturel et créatif. Cependant, ces recherches, qui sont relativement uniformes, s’arrêtent à la manière d’entreprendre chez les acteurs appartenant aux masses. Du coup sont laissés de côté notamment les entrepreneurs : 1) hors des métropoles créatives (par exemple, les artistes hors des métropoles comme Montréal, Toronto, Los Angeles, New York, Paris); 2) appartenant à une minorité (par exemple, les minorités linguistiques ou ethniques); 3) qui diffusent volontairement leurs œuvres par des médias alternatifs, qualifiés ici d’entrepreneuriat marginal (par exemple, les groupes heavy metal). Conséquemment, trois questions doivent être posées : qu’est-ce qu’entreprendre hors des métropoles créatives? Qu’est-ce l’entrepreneuriat chez les minorités? Qu’est-ce que l’entrepreneuriat marginal? Ces trois questions forment les trois axes sous-tendant la problématique du colloque proposé.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 27 mai 2019

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