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Marie-Claude Boivin : Université de Montréal
L’objectif du projet est de décrire les connaissances grammaticales, de même que les performances en écriture et en lecture d'étudiants universitaires faibles en français, dans la perspective de mieux les aider. Quatre instruments de collecte ou de codage des données (test de grammaire, grille de 63 erreurs linguistiques, dictée et test de compréhension en lecture) ont été mis à l’essai lors d’une étude pilote réalisée à l’automne 2017 avec 27 participants. Le test de lecture a été conçu pour que la compréhension requière la maitrise de contextes syntaxiques choisis. Nous présenterons ces instruments et discuterons des modifications requises au regard des résultats de l’étude pilote, qui suggèrent notamment que (1) les items de la dictée couvrent bien le domaine mais leur difficulté ne varie pas suffisamment ; (2) le test de grammaire devrait mieux vérifier les connaissances procédurales ; (3) le test de lecture ne permet pas d’identifier de contextes syntaxiques véritablement problématiques pour la compréhension en lecture.
La recherche en éducation constitue un champ d’études large au sein duquel les questions liées à l’apprentissage sont bien évidemment centrales. Toutefois, pour les chercheur.se.s, la manière d’aborder cet objet complexe qu’est l’apprentissage est elle-même… particulièrement complexe!
Les enjeux méthodologiques pour rendre compte de l’apprentissage dans sa double dimension de produit (ce qui est appris) et de processus (comment c’est appris) sont en effet nombreux. À titre d’exemple, la seule « mesure » de l’apprentissage après une intervention en classe présente des défis de taille dans l’élaboration du devis de recherche : comment constituer un échantillon représentatif dans un contexte où l’accès au terrain est particulièrement difficile? Le recours au devis à mesures répétées pré et post-tests est-il suffisant pour témoigner de ce qui est appris? Comment tenir compte de ce qui se passe dans la tête de celui qui apprend au moment où il apprend? Ainsi, les chercheur.se.s se trouvent souvent confrontés à des choix déchirants qui limitent la portée des conclusions de leurs recherches. Grâce à des pratiques innovantes en recherche, les chercheur.se.s ont désormais accès à des méthodes leur permettant d’affronter ces nombreux défis.
Comme l’apprentissage est son objet d’étude, le Centre d’études sur l’apprentissage et la performance (CEAP) de l’Université du Québec à Montréal (https://ceap.uqam.ca) propose de réfléchir aux défis méthodologiques que les chercheurs en sciences de l’éducation rencontrent dans leurs travaux sur l’apprentissage. Ce premier colloque sur l’apprentissage s’articule autour de deux axes : l’apprentissage vu comme un processus d’apprentissage (axe 1) et comme le produit de leur apprentissage (axe 2). Plus précisément sont abordées les questions des outils pour rendre compte des processus et des produits de l’apprentissage, et ce, sous l’angle des défis qu’ils présentent et des pratiques méthodologiques innovantes.
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