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Marianne Bissonnette : UQAM - Université du Québec à Montréal
Cette étude s’intéresse à la façon dont les adolescents interagissent avec de fausses informations scientifiques dans les médias grâce aux aptitudes de pensée critiques qui devraient avoir été acquises au cours de leur éducation secondaire. Le but de cette recherche exploratoire est de poser des pistes de réflexion sur les forces et les lacunes de l’apprentissage de ces jeunes en ce qui concerne l’éducation aux médias. Après avoir rempli un questionnaire sur leur intérêt et leur self-concept à l’égard de la science et la technologie à l’école, les six élèves choisis ont participé à une entrevue semi-dirigée pendant laquelle leur étaient présentés deux textes médiatiques portant sur les ondes utilisées par les téléphones cellulaires, l’un étant scientifique et l’autre, pseudoscientifique. Après une période de lecture pendant laquelle ils étaient enjoints à commenter leur cheminement réflexif selon la méthode de la pensée à voix haute, les participants devaient s’exprimer sur divers sujets découlant des 18 habiletés et des 12 dispositions du penseur critique selon Ennis (2015), regroupées sous 11 thèmes principaux à partir desquels s’articulait la discussion. Une analyse de contenu dont les mots-clés recoupaient les thèmes de l’entrevue a permis le repérage de récurrences dans le discours des élèves participants. Les résultats démontrent une grande variation dans les forces et les faiblesses des aptitudes de pensée critique des participants.
La recherche en éducation constitue un champ d’études large au sein duquel les questions liées à l’apprentissage sont bien évidemment centrales. Toutefois, pour les chercheur.se.s, la manière d’aborder cet objet complexe qu’est l’apprentissage est elle-même… particulièrement complexe!
Les enjeux méthodologiques pour rendre compte de l’apprentissage dans sa double dimension de produit (ce qui est appris) et de processus (comment c’est appris) sont en effet nombreux. À titre d’exemple, la seule « mesure » de l’apprentissage après une intervention en classe présente des défis de taille dans l’élaboration du devis de recherche : comment constituer un échantillon représentatif dans un contexte où l’accès au terrain est particulièrement difficile? Le recours au devis à mesures répétées pré et post-tests est-il suffisant pour témoigner de ce qui est appris? Comment tenir compte de ce qui se passe dans la tête de celui qui apprend au moment où il apprend? Ainsi, les chercheur.se.s se trouvent souvent confrontés à des choix déchirants qui limitent la portée des conclusions de leurs recherches. Grâce à des pratiques innovantes en recherche, les chercheur.se.s ont désormais accès à des méthodes leur permettant d’affronter ces nombreux défis.
Comme l’apprentissage est son objet d’étude, le Centre d’études sur l’apprentissage et la performance (CEAP) de l’Université du Québec à Montréal (https://ceap.uqam.ca) propose de réfléchir aux défis méthodologiques que les chercheurs en sciences de l’éducation rencontrent dans leurs travaux sur l’apprentissage. Ce premier colloque sur l’apprentissage s’articule autour de deux axes : l’apprentissage vu comme un processus d’apprentissage (axe 1) et comme le produit de leur apprentissage (axe 2). Plus précisément sont abordées les questions des outils pour rendre compte des processus et des produits de l’apprentissage, et ce, sous l’angle des défis qu’ils présentent et des pratiques méthodologiques innovantes.
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