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Alexandra Auclair : UQAM - Université du Québec à Montréal
De nombreux apprentissages, notamment en mathématiques, requièrent la mobilisation du contrôle inhibiteur (Mareschal, 2016). Ce dernier est une fonction exécutive permettant de freiner ou de résister à certaines stratégies de réponses spontanées qui mènent parfois à commettre des erreurs (Diamond, 2013). Dans le cadre d’une étude en préparation, une intervention pédagogique sera réalisée auprès d’élèves du primaire afin de les aider à réussir une tâche en mathématiques portant sur la numération positionnelle et nécessitant la mobilisation du contrôle inhibiteur. La méthode de l’amorçage négatif (Borst et Houdé, 2014; Tipper, 1985) sera utilisée pour vérifier l’effet de cette intervention sur la variable intermédiaire que représente le contrôle inhibiteur. L’objectif de la communication est de décrire l’utilisation de cette méthodologie dans le contexte de cet apprentissage en mathématiques ainsi que de présenter ses avantages et ses limites.
La recherche en éducation constitue un champ d’études large au sein duquel les questions liées à l’apprentissage sont bien évidemment centrales. Toutefois, pour les chercheur.se.s, la manière d’aborder cet objet complexe qu’est l’apprentissage est elle-même… particulièrement complexe!
Les enjeux méthodologiques pour rendre compte de l’apprentissage dans sa double dimension de produit (ce qui est appris) et de processus (comment c’est appris) sont en effet nombreux. À titre d’exemple, la seule « mesure » de l’apprentissage après une intervention en classe présente des défis de taille dans l’élaboration du devis de recherche : comment constituer un échantillon représentatif dans un contexte où l’accès au terrain est particulièrement difficile? Le recours au devis à mesures répétées pré et post-tests est-il suffisant pour témoigner de ce qui est appris? Comment tenir compte de ce qui se passe dans la tête de celui qui apprend au moment où il apprend? Ainsi, les chercheur.se.s se trouvent souvent confrontés à des choix déchirants qui limitent la portée des conclusions de leurs recherches. Grâce à des pratiques innovantes en recherche, les chercheur.se.s ont désormais accès à des méthodes leur permettant d’affronter ces nombreux défis.
Comme l’apprentissage est son objet d’étude, le Centre d’études sur l’apprentissage et la performance (CEAP) de l’Université du Québec à Montréal (https://ceap.uqam.ca) propose de réfléchir aux défis méthodologiques que les chercheurs en sciences de l’éducation rencontrent dans leurs travaux sur l’apprentissage. Ce premier colloque sur l’apprentissage s’articule autour de deux axes : l’apprentissage vu comme un processus d’apprentissage (axe 1) et comme le produit de leur apprentissage (axe 2). Plus précisément sont abordées les questions des outils pour rendre compte des processus et des produits de l’apprentissage, et ce, sous l’angle des défis qu’ils présentent et des pratiques méthodologiques innovantes.
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