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Alexandre Bacon : Cercle Kisis
Les deux fondateurs du Cercle Kisis, Alexandre Bacon et Sarah Clément, souhaitent partager sur le parcours de l’organisation qui, depuis 2014, a cherché par divers moyens à mettre en œuvre la réconciliation sur les plans citoyen et culturel. Dans une approche d’échange avec les participants, les présentateurs proposent de réfléchir aux meilleures pratiques de rapprochement entre les peuples et sur l’importance de créer des espaces de rencontre pour diffuser davantage les cultures autochtones.
Alexandre Bacon est originaire de la communauté innue de Mashteuiatsh. Il travaille comme conseiller stratégique auprès de plusieurs organisations. Sur le plan citoyen, il a cofondé le Cercle Kisis qui, dans la région de la Capitale Nationale. Il offre également plusieurs formations portant autant sur l’histoire que sur les réalités sociopolitiques actuelles. Ces formations visent à outiller concrètement les individus qui souhaitent aller plus loin dans leur compréhension des enjeux et dans la justesse de leurs interventions.
Sarah Clément est juriste et anthropologue de formation. Elle a développé une expertise particulière dans le domaine des services sociaux et de la protection de la jeunesse en milieu autochtone. Elle a notamment œuvré comme conseillère au sein du gouvernement du Québec et travaille aujourd’hui activement auprès de différents organismes autochtones. Elle a cofondé le Cercle Kisis avec Alexandre Bacon.
En 1996, le rapport de la Commission royale sur les peuples autochtones (CRPA) recommandait aux Canadiens d’amorcer un processus national de réconciliation. En 2015, la Commission de vérité et réconciliation du Canada (CVRC) appelait à un pacte de réconciliation, considérant que l’appel lancé 20 ans plus tôt par le CRPA n’avait été ni entendu ni mis en œuvre. Dans son rapport publié en 2015, la CVRC mettait l’accent sur les nombreux obstacles qui freinent cette réconciliation, tels que les malentendus culturels qui ternissent les relations entre Autochtones et allochtones dans les domaines de la santé, de la justice ou de l’éducation et la divergence des points de vue sur la signification même de la réconciliation. Ce rapport souligne en effet qu’il n’y a pas une vérité ou une vision de la réconciliation, mais de multiples perspectives. Depuis la parution du rapport, la réconciliation est devenue une préoccupation politique et sociale au Canada. Elle oriente les directions prises au sein des ministères, elle imprègne les décisions politiques en lien avec les peuples autochtones et les programmes qui leur sont adressés. Comment penser cette notion aujourd’hui sans en faire pour autant une évidence? Comment faire en sorte que la réconciliation nationale ne soit pas un cadre trop rigide reproduisant des rapports de pouvoir asymétriques? Comment prendre en compte les multiples attentes à l’égard de ce processus, toutes situées dans des contextes subjectifs, historiques, culturels et politiques différents? Avec ce colloque, la Chaire de recherche Sentinelle Nord sur les relations avec les sociétés inuit (CRSI) propose de jeter les bases d’une réflexion critique sur le concept de réconciliation, en montrant comment il est apparu à la croisée d’événements historiques et politiques, en mettant en évidence la diversité des points de vue sur le sujet et la nécessité de repenser ce qu’on entend même par relation harmonieuse.
Titre du colloque :