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L’enseignement de l’histoire par le patrimoine et son potentiel pour mobiliser certaines composantes de la pensée historienne

KP

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Kevin Péloquin : Université de Montréal

Résumé de la communication

Les artéfacts dans les musées, les édifices, les monuments et les sites historiques peuvent être de puissantes ressources pour l’apprentissage et l’enseignement de l’histoire. À ce titre, les auteurs des programmes d’histoire du secondaire encouragent l’analyse critique de ces témoins du passé dans une perspective historique. Dans le cadre du collectif Mondes profanes : enseignement, fiction et histoire,nous avons partagé un récit de pratique autour duquel s’est déroulé un cours-voyage réalisé en Italie avec des élèves de 4eet 5esecondaire. Durant les phases de préparation et de réalisation, les élèves avaient pour responsabilité de présenter leur enquête sur l’un des sites historiques visités. Lors du retour, ils devaient sélectionner six éléments du patrimoine matériel/immatériel croisé durant le voyage et justifier, à l’aide d’arguments, leur conservation pour les générations futures. Nous souhaitons maintenant mettre en lumière les approches théoriques qui supportent l’ensemble de cette démarche didactique. De cette façon, nous nous pencherons sur les façons dont les artéfacts, édifices et sites historiques peuvent agir comme médiateurs pour le développement de savoirs et savoir-faire en histoire.

Résumé du colloque

L’histoire occupe une grande place dans la fiction et les médias : les BD, chansons, jeux vidéo, films, musées, pièces de théâtre, reconstitutions, romans, séries télévisées ou voyages d’histoire, entre autres, s’en abreuvent. Ces créations alimentent les mémoires d’adultes et d’élèves, qui les consomment copieusement. Or, cet usage de l’histoire est une question sensible, comme l’a montré la réception réservée à SLĀV et à Kanata. Ce symposium s’intéresse aux défauts et qualités de cette histoire profane ainsi qu’aux façons de faire appel à elle à l’école pour que les élèves aiment et apprennent l’histoire.

Par leur réception, y compris lorsqu’elles font débat sur la place publique, ces œuvres révèlent parfois plus du monde dont elles sont issues ou de celui qui les reçoit que de celui qu’elles évoquent.

Comment les exploiter en classe pour que les élèves s’y intéressent, les comprennent, les analysent et les critiquent avec méthode, donc pour qu’ils posent de mieux en mieux certains actes mentaux qui doivent guider la pratique savante des historiennes et historiens universitaires, mais aussi des citoyennes et citoyens, même si ces interprétations du passé sont parfois bien différentes de celles produites par les chercheurs? L’école est-elle prête à aborder les sujets difficiles et controversés (censure, déboulonnage, révisionnisme, etc.)? Est-elle prête à outiller les élèves pour qu’ils deviennent des citoyennes et citoyens critiques, libres et solidaires?

Pour répondre à ces questions, ce symposium explore d’un point de vue multidisciplinaire les usages scolaires possibles et souhaitables d’œuvres qui n’ont pas été créées pour l’école, mais qui peuvent néanmoins servir pour faire apprendre l’histoire aux élèves.

Ce symposium creuse les questions de fond que cela soulève et présente l’état de la recherche à ce propos, mais aussi des activités d’enseignement qui peuvent inspirer les enseignants.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 27 mai 2019

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