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Nadine Deslauriers-Varin : Université Laval
En 2015, plus de 71 000 cas de personnes disparues furent rapportés à la police. De ceux-ci, environ 63% impliquaient la disparition d’un enfant et environ 37% la disparition d’une personne adulte. Qui sont ces personnes? Pourquoi et dans quelles circonstances sont-elles disparues? Combien ont été retrouvées? Est-ce que le recours à certaines informations sur ces cas de disparition pourrait faciliter la priorisation de ces dossiers et fournir des pistes d’enquête? Jusqu'à tout récemment, aucune donnée sur le sujet n’était colligée de façon systématique et il n'existait donc aucun moyen de répondre à ces questions ni de comprendre l’ampleur et les tendances de ce problème. Encore à ce jour, l’information concernant les cas datant d’avant 2015 est toujours difficile à accéder via l’accès aux données policières. Afin d’y remédier, une vaste collecte de données fut entamée, privilégiant l’analyse de contenu médiatique pour tous les cas de disparitions ayant été publicisés au Canada depuis 2005. La présentation a ainsi pour objectif de présenter les résultats préliminaires de cette étude afin de dresser un portrait des cas de disparition au Canada et d’évaluer la validité du recours à l’analyse de contenu médiatique pour la priorisation des dossiers dans le cas de personnes portées disparues.
L’enquête policière s’est grandement transformée au cours des 10 dernières années. Puisque la police reconnaît de plus en plus l’importance d’être rigoureux dans la prise de décision, de nombreuses organisations policières ont fait un virage vers l’Evidence Base Policing (EBP). Cette approche a pour objectif de déterminer ce qui fonctionne réellement (what works) en matière d’intervention et de pratiques policières. En parallèle, comme toutes les autres activités policières, les enquêtes ne se déroulent plus exclusivement dans le milieu policier, bien au contraire. On estime maintenant que le nombre d’enquêtes réalisées par des agences autres que la police est maintenant tout aussi important.
Ce colloque constitue une tribune pour mettre en lumière et présenter de nouveaux projets de recherches, principalement empiriques, portant sur les deux thèmes suivants : d’un côté, il est question de l’enquête criminelle, allant du soupçon jusqu’à l’arrestation. Il s’agit donc ici d’aborder les pratiques ou méthodes qui sont principalement utiles lors des toutes premières étapes d’une enquête, notamment les pratiques liées à la priorisation, à l’identification et à l’appréhension d’un suspect, de même que les pratiques liées aux entrevues d’enquêtes. Une place est accordée aux moyens d’enquêtes traditionnels, mais aussi novateurs. De l’autre côté, il est question des mêmes préoccupations, mais appliquées au vaste champ des enquêtes réglementaires ou pénales. Ainsi, le colloque permet de ressembler sous un même événement la présentation d’études basées sur des données probantes qui se penchent sur des thèmes comme le renseignement, les méthodes d’enquête, les méthodes de priorisation de dossiers et de suspects potentiels, etc., en vue de faire avancer les connaissances actuelles sur le sujet. On vise aussi à permettre de mieux déterminer les meilleures pratiques en matière d’enquête et à mettre en lumière le caractère novateur des recherches actuelles menées sur le sujet.
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