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Les musées, sites historiques et monuments commémoratifs dans l’enseignement-apprentissage de l’histoire

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Anik Meunier : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Les musées, les sites historiques et les monuments commémoratifs offrent des occasions d’enrichir, de renforcer et de nuancer l’histoire enseignée en contexte scolaire. Les artéfacts qu’ils montrent, les récits qu’ils révèlent et les reconstitutions du passé qu’ils exposent sont susceptibles d’engager les élèves avec des contenus historiques qui diffèrent de ceux qu’elles·ils retrouvent en classe ou dans un manuel scolaire. Les missions de préservation, d’interprétation, de commémoration et de collaboration avec les enseignant·e·s de ces institutions suggèrent des stratégies pédagogiques pour aider les élèves à mieux comprendre l’histoire. Cette présentation cherche à cerner le rôle des musées dans l’enseignement-apprentissage de l’histoire et s’articule autour de deux axes. Le premier expose les principaux apports des études récentes dans le champ de l’éducation muséale, en particulier au sein des musées d’histoire. Le deuxième s’intéresse aux pratiques, usages et retombées des moyens d’enseignement-apprentissage. Les sites, expositions historiques et artéfacts sont des éléments qui contribuent à la construction de la pensée historienne des visiteur·euse·s, nous montreront comment par l’apport des différentes recherches sur la question.

Résumé du colloque

L’histoire occupe une grande place dans la fiction et les médias : les BD, chansons, jeux vidéo, films, musées, pièces de théâtre, reconstitutions, romans, séries télévisées ou voyages d’histoire, entre autres, s’en abreuvent. Ces créations alimentent les mémoires d’adultes et d’élèves, qui les consomment copieusement. Or, cet usage de l’histoire est une question sensible, comme l’a montré la réception réservée à SLĀV et à Kanata. Ce symposium s’intéresse aux défauts et qualités de cette histoire profane ainsi qu’aux façons de faire appel à elle à l’école pour que les élèves aiment et apprennent l’histoire.

Par leur réception, y compris lorsqu’elles font débat sur la place publique, ces œuvres révèlent parfois plus du monde dont elles sont issues ou de celui qui les reçoit que de celui qu’elles évoquent.

Comment les exploiter en classe pour que les élèves s’y intéressent, les comprennent, les analysent et les critiquent avec méthode, donc pour qu’ils posent de mieux en mieux certains actes mentaux qui doivent guider la pratique savante des historiennes et historiens universitaires, mais aussi des citoyennes et citoyens, même si ces interprétations du passé sont parfois bien différentes de celles produites par les chercheurs? L’école est-elle prête à aborder les sujets difficiles et controversés (censure, déboulonnage, révisionnisme, etc.)? Est-elle prête à outiller les élèves pour qu’ils deviennent des citoyennes et citoyens critiques, libres et solidaires?

Pour répondre à ces questions, ce symposium explore d’un point de vue multidisciplinaire les usages scolaires possibles et souhaitables d’œuvres qui n’ont pas été créées pour l’école, mais qui peuvent néanmoins servir pour faire apprendre l’histoire aux élèves.

Ce symposium creuse les questions de fond que cela soulève et présente l’état de la recherche à ce propos, mais aussi des activités d’enseignement qui peuvent inspirer les enseignants.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 27 mai 2019

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