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Anne-Marie Nolet : Université de Montréal
Partant de l’idée selon laquelle l’autonomie comme le contrôle des femmes se construit à l’intérieur d’un contexte relationnel global, l’objectif de cette présentation est de discuter le processus d’autonomisation des femmes victimes de violence conjugale tel qu’il se produit dans leurs relations sociales. L’atteinte de cet objectif se fait à partir du concept d’autonomie relationnelle, définie comme la liberté de saisir une diversité d’options, et à partir d’une méthodologie mixte mariant l’analyse de réseau et l’analyse qualitative. La rupture et le passage des femmes en maison d’hébergement leur permettent de devenir plus autonomes au sein de leurs relations, mais un défi de taille les guette pour le post-suivi, soit celui du manque de diversité dans les options relationnelles disponibles. Ce résultat est discuté à la lumière des actions des membres du réseau des femmes, qui peuvent certes soutenir leur autonomie en prenant leur juste part du problème, mais peuvent aussi lui faire entrave, en refusant le problème ou en prenant la charge complète de la situation. Alors que les femmes s’ajustent à leur contexte et agissent de sorte à préserver leur autonomie, leur accès à des options diversifiées diminue le poids des actions contraignantes d’autrui.
Beaucoup d’efforts ont été faits dans les dernières années pour rendre plus visibles les violences dont sont victimes les femmes. Les différentes vagues de dénonciation, y compris le mouvement #MoiAussi, #balancetonporc, #agressionsnondénoncées, ont grandement contribué à rendre publiques les violences que vivent les femmes. Les militant.e.s et les intervenant.e.s féministes font entendre leur voix depuis les années 1970, mais aujourd’hui tant le milieu de la recherche que les médias s’intéressent à ce problème.
Le colloque vise à diffuser et à partager les connaissances sur les violences faites aux femmes et les pratiques innovantes qui visent à prévenir les violences, à les dénoncer ou à assurer la sécurité et le mieux-être des femmes et de leurs enfants qui en sont victimes. Il propose également de réfléchir collectivement, chercheurs ou chercheuses, étudiant.e.s, intervenant.e.s, miliant.e.s et décideurs ou décideuses, aux défis et aux enjeux de la recherche féministe dans le champ des violences faites aux femmes. Toutes les formes de violences faites aux femmes peuvent être abordées, qu’il s’agisse des violences structurelles, des violences conjugales, des violences exercées par un partenaire intime, des violences dans les relations amoureuses des jeunes, des violences à caractère sexuel, des violences dites basées sur l’honneur, des violences obstétricales, etc. Cette activité de mobilisation des connaissances réunit à la fois la communauté scientifique et la communauté de pratique afin que l’une et l’autre puissent alimenter leurs réflexions au sujet des violences faites aux femmes.
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