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Marie-Eve Skelling Desmeules : Université d'Ottawa
Cette présentation traite du parcours postdoctoral et de l’expérience qu’il peut amener à vivre. Suivant une approche narrative, j’y propose d’abord une brève présentation de mon cheminement personnel permettant de mieux comprendre mon expérience actuelle au postdoctorat dans le contexte de la formation professionnelle en arts du cirque. Tout en m’appuyant sur mon expérience personnelle et en tissant des liens avec différents écrits, je discute ensuite de la manière dont le postdoctorat invite à concevoir un projet stimulant, à avoir de nouveaux ancrages ainsi qu’à partir à l’aventure. Ce faisant, je fais part de certains constats et leçons tirées en lien avec l’expérience postdoctorale. C’est d’ailleurs en ce sens que j’ouvre sur le défi de garder son équilibre et sur l’importance de s’armer de passion au moment d’entreprendre le parcours postdoctoral, de même que tout au long de celui-ci. Les propos abordés peuvent ainsi nourrir les réflexions de la personne qui envisage d’entreprendre un postdoctorat, de celle qui est présentement en train de vivre ce parcours et qui pourrait alors établir des liens avec sa propre expérience, de même que de celle qui voudrait simplement être éclairée sur l’expérience que ce parcours peut susciter.
Depuis les années 1960, le Canada observe une hausse des inscriptions aux programmes de 2e et 3e cycles universitaires. Cependant, les données statistiques provenant du gouvernement du Canada indiquent un taux d’abandon se situant entre 30 et 50 %, autant à la maîtrise qu’au doctorat (Litalien et Guay, 2015). Plus particulièrement, le taux de diplomation dans les programmes de doctorat en sciences humaines et sociales, y compris l’éducation, se situe à 60 %, en moyenne (Tamburi, 2013). Or, de ces étudiants qui réussissent à obtenir leur diplôme, nombreux sont ceux qui dépassent les délais impartis par leurs programmes d’études (Denis et Lison, 2016). L’Association canadienne des études supérieures, par ailleurs, énumère plusieurs obstacles devant être surmontés tout au long du parcours doctoral, tels que le financement insuffisant, le manque de supervision constructive, la conception inadéquate des programmes, l’isolement universitaire, la portée trop large du sujet de thèse et le manque de préparation aux études supérieures des étudiants (2004). C’est ainsi que ce colloque portera sur les défis du parcours doctoral et ses solutions. À partir de leurs récits autobiographiques et des écrits relatifs au domaine, huit praticiennes-chercheures (Albert et Couture, 2013) en sciences de l’éducation partageront leur expériences respective du doctorat et les possibles solutions aux défis qu’elles ont rencontrés. Précisons que l’approche biographique désigne globalement « toutes les pratiques qui ont recours au récit de vie comme support pour explorer les parcours individuels ou l’histoire de collectifs professionnels, institutionnels ou communautaires » (Orofiamma, 2008, p. 5). Les pratiques favorisant la réussite du parcours doctoral seront abordées, non seulement au bénéfice des doctorants issus des sciences de l’éducation et des autres disciplines des sciences humaines et sociales, mais aussi à celui de leurs directeurs de thèse.
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