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Armel Didier Tella : UQO - Université du Québec en Outaouais
L’organisation des événements est ancrée dans les habitudes des êtres humains depuis les temps ancestraux (Heenan, 1978; Falassi, 1987; Laing, 2018). Ainsi, la gestion de projets événementiels est sollicitée quotidiennement pour la création, la gestion, l’organisation et la promotion des événements, ce qui représente une tâche complexe pour les gestionnaires (Claveau, 2015). Les événements représentent une vaste industrie créative et culturelle (Florida, 2002; Liefooghe, 2010) diversifiée qui regroupent les manifestations culturelles, sociales, les festivals, les conférences, etc. (Vauclare, 2009; Reusch & Reusch, 2013).
Le développement des événements dépend des objectifs individuels fixés par les organisateurs, le soutien communautaire et l’engagement des parties prenantes (Lade & Jackson, 2004). Getz et Andersson (2010) ont identifié les principales parties prenantes suivantes: les responsables des sites (lieux), le gouvernement, les clients et les sponsors. L’implication de ces parties prenantes détermine le succès ou l’échec des événements et leur gestion contribue à la durabilité des organisations (Getz et Andersson, 2010).
Très peu d’études abordent la gestion de projets événementiels dans le domaine de gestion de projet et encore moins la question de l’intégration des intérêts des parties prenantes hors des métropoles. Alors, comment intégrer les intérêts des parties prenantes pour l'optimisation de la gestion des projets événementiels hors des métropoles (Outaouais)?
L’apport de l’entrepreneuriat culturel et créatif à l’économie locale, mais également mondiale, est de plus en plus important, contribuant ainsi au développement économique et social de la société (Anderson et al., 2014). À ce premier phénomène se conjugue un autre, celui de la standardisation de la culture mondiale par les médias de masse et les grandes entreprises. Devant cette globalisation, un nombre grandissant d’entrepreneurs au sein des industries créatives et culturelles en viennent à adopter des caractéristiques communes, formant ainsi une masse dominante. On peut décliner ces caractéristiques selon trois dimensions. Il s’agit d’entrepreneurs : 1) se regroupant dans des métropoles créatives; 2) homogènes sur le plan socioculturel (langue, nationalité, religion, etc.); ou 3) créant des œuvres visant une diffusion dans les médias de masse. Si on dénote un intérêt sociopolitique grandissant envers les industries créatives et culturelles, le monde universitaire de la gestion n’est pas en reste. Plusieurs recherches se penchent sur l’entrepreneuriat culturel et créatif. Cependant, ces recherches, qui sont relativement uniformes, s’arrêtent à la manière d’entreprendre chez les acteurs appartenant aux masses. Du coup sont laissés de côté notamment les entrepreneurs : 1) hors des métropoles créatives (par exemple, les artistes hors des métropoles comme Montréal, Toronto, Los Angeles, New York, Paris); 2) appartenant à une minorité (par exemple, les minorités linguistiques ou ethniques); 3) qui diffusent volontairement leurs œuvres par des médias alternatifs, qualifiés ici d’entrepreneuriat marginal (par exemple, les groupes heavy metal). Conséquemment, trois questions doivent être posées : qu’est-ce qu’entreprendre hors des métropoles créatives? Qu’est-ce l’entrepreneuriat chez les minorités? Qu’est-ce que l’entrepreneuriat marginal? Ces trois questions forment les trois axes sous-tendant la problématique du colloque proposé.
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