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Lire des albums de littérature jeunesse pour aborder des questions éthiques avec les enfants dans une perspective de justice épistémique

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Stéphanie BOYER : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

Les albums de littérature jeunesse représentent une ressource de choix pour réfléchir à des questions éthiques et pratiquer le dialogue avec les enfants. En effet, la fiction permet aux enfants de réfléchir au bien commun (Chirouter, 2015) tout en cultivant leur capacité à se décentrer et à faire preuve d’empathie (Nussbaum, 2011). Cependant, la seule lecture de récits moralisateurs, une pratique encore trop souvent répandue dans les salles de classe, contribue à déposséder les enfants de leurs capacités épistémiques (Fricker, cité dans Ogien et Laugier, 2014) et génère, par conséquent, des pratiques contraires aux visées du programme d’éthique et de culture religieuse. Afin d’éviter cet écueil, nous exposerons la façon dont la connaissance des critères de résistance d’une oeuvre littéraire (Tauveron, 2002) et celle des diverses formes d’interactions entre le texte et l’image au sein de l’album (Van der Linden, 2007) permettent de guider les enseignants dans le choix d’oeuvres littéraires qui offrent un espace de jeu nécessaire au développement d’une pensée autonome chez les enfants. 


Résumé du colloque

Ce colloque pluridisciplinaire sur le récit est organisé dans le cadre de la collaboration entre des chercheurs de l’Université Lyon 1 et de l’Université du Québec en Outaouais. S’inscrivant dans les travaux de didactique de sciences et de gestion de la classe menés par ces partenaires depuis quelques années, le récit émerge comme une thématique fédératrice méritant réflexion. Ainsi, les coresponsables proposent de développer des échanges scientifiques autour du récit et ses usages, en invitant chercheurs et praticiens de disciplines et de champs de pratique variés à établir un dialogue sur leurs avancées théoriques et méthodologiques sur le récit. Il s’agit alors de questionner les fondements épistémologiques du récit, ses diverses utilités et les fonctions de la dimension narrative. Dès lors se pose la question des formes possibles de cette dimension, comme représentation multimodale construite ou reconstruite sur la base de systèmes sémiotiques plus ou moins normés et liés aux dimensions de syntaxe, de sémantique et de pragmatique. Ces récits, articulés autour de l’acheminement d’une information à un destinataire plus ou moins identifié, constituent une forme de communication spontanée ou structurée. Le récit entretient donc des rapports pluriels à la réalité et à l’imaginaire, développe la capacité inventive et interprétative de l’auteur et du récepteur, et contribue au déploiement de nouvelles compétences. Le récit fait l’objet de nombreux usages, dans pratiquement tous les domaines et contextes de la vie socioéconomique, politique et scientifique. Plusieurs études s’en emparent, soit en tant qu’objet d’étude, soit en tant qu’instrument méthodologique. Ce colloque vise à questionner les enjeux, fonctions et usages du récit, les contraintes auxquelles il doit se soumettre, ou dont il est objet de critique, l’intention et l’objectivité des usagers : qu’est-ce qui est raconté, qui le raconte? Qui a commandité ce récit, pour quelle visée et pour quels usages?

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
news icon Thème du colloque :
Le récit et ses multiples usages
Discutant-e- de la session : Stéphanie BOYER Aurore PROMONET
section icon Date : 27 mai 2019

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Titre du colloque :

Le récit et ses multiples usages

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Thème du colloque :

Le récit et ses multiples usages