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Mixer pour y voir clair : l’utilisation de la méthodologie mixte pour comprendre la relation entre les connaissances morphologiques et l’apprentissage de l’orthographe lexicale

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Anila Fejzo : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Pour orthographier la moitié des mots en français, le scripteur peut se servir de ses connaissances sur les correspondances phonèmes-graphèmes (Véronis, 1984). Pour orthographier l’autre moitié, il est mis dans une situation-problème où il doit faire appel à d’autres connaissances, notamment les connaissances morphologiques, c’est-à-dire les connaissances sur les préfixes (ex., pour écrire il- dans illogique), les racines (ex., pour écrire g dans sang) et les suffixes (ex., pour écrire -ant dans gagnant). Or, le développement de ces connaissances s’échelonne sur un continuum passant du niveau implicite au niveau explicite verbalisable (Karmilloff-Smith, 1992). L’évaluation de chacun de ces niveaux et la compréhension de leur apport dans l’apprentissage de l’orthographe française nous a amenées à utiliser la méthodologie mixte. Dans notre présentation nous partagerons les résultats de cette utilisation et soulignerons l’éclairage supplémentaire que ce choix méthodologique a apporté à la compréhension de la relation à l’étude.

Résumé du colloque

La recherche en éducation constitue un champ d’études large au sein duquel les questions liées à l’apprentissage sont bien évidemment centrales. Toutefois, pour les chercheur.se.s, la manière d’aborder cet objet complexe qu’est l’apprentissage est elle-même… particulièrement complexe!

Les enjeux méthodologiques pour rendre compte de l’apprentissage dans sa double dimension de produit (ce qui est appris) et de processus (comment c’est appris) sont en effet nombreux. À titre d’exemple, la seule « mesure » de l’apprentissage après une intervention en classe présente des défis de taille dans l’élaboration du devis de recherche : comment constituer un échantillon représentatif dans un contexte où l’accès au terrain est particulièrement difficile? Le recours au devis à mesures répétées pré et post-tests est-il suffisant pour témoigner de ce qui est appris? Comment tenir compte de ce qui se passe dans la tête de celui qui apprend au moment où il apprend? Ainsi, les chercheur.se.s se trouvent souvent confrontés à des choix déchirants qui limitent la portée des conclusions de leurs recherches. Grâce à des pratiques innovantes en recherche, les chercheur.se.s ont désormais accès à des méthodes leur permettant d’affronter ces nombreux défis.

Comme l’apprentissage est son objet d’étude, le Centre d’études sur l’apprentissage et la performance (CEAP) de l’Université du Québec à Montréal (https://ceap.uqam.ca) propose de réfléchir aux défis méthodologiques que les chercheurs en sciences de l’éducation rencontrent dans leurs travaux sur l’apprentissage. Ce premier colloque sur l’apprentissage s’articule autour de deux axes : l’apprentissage vu comme un processus d’apprentissage (axe 1) et comme le produit de leur apprentissage (axe 2). Plus précisément sont abordées les questions des outils pour rendre compte des processus et des produits de l’apprentissage, et ce, sous l’angle des défis qu’ils présentent et des pratiques méthodologiques innovantes.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 27 mai 2019

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