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Béatrice Turcotte Ouellet : Le Diplôme avant la Médaille (OBNL)
En 2012, alors que j’étais entraîneure de basketball à l’École secondaire Vanier de Québec, j’ai mis sur pied le programme Le Diplôme avant la Médaille (DAM) pour aider à la réussite scolaire de mes joueuses. Cette initiative a pris la forme d’un organisme à but non lucratif en 2016, alors que j’étudiais en service social à l’Université Laval. DAM utilise le sport comme source de motivation scolaire : pendant les matchs, le temps de jeu des élèves en situation d’échec est conditionnel à leur participation aux mesures de soutien scolaire. Nous réussissons ainsi à responsabiliser les élèves pour qu’ils fournissent les efforts nécessaires à leur réussite scolaire. Depuis 2012, 9 élèves sur 10 ayant été soutenus par DAM ont obtenu leur diplôme ou poursuivi leurs études en vue de l’obtenir. Il est à noté qu’à cette époque, l’école secondaire Vanier avait un taux de décrochage de près de 60%. Cette année, ce sont près de 125 élèves-athlètes qui sont soutenus par notre organisme. Parmi nos services, nous procédons à un suivi scolaire mensuel de chaque élève-athlète, incluant un soutien socio-affectif. Nous formons et encadrons également les entraîneurs sportifs et les tuteurs bénévoles pour offrir aux élèves toutes les chances de réussir. Au cours de cette présentation, nous mettrons l'accent sur la façon dont nous avons rallié les forces vives locales autour de l'idée du Diplôme avant la Médaille.
Les perspectives historicoculturelles et leurs développements méthodologiques récents sont méconnus, alors que le communautaire est mis de l’avant par des chercheur-se-s comme par le ministre de l’Éducation (Plan de gouvernance scolaire : remettre l’école entre les mains de sa communauté, janvier 2018) et que deviennent de plus en plus d’actualité les collaborations école-famile et les collaborations école-communauté. Le réseau PÉRISCOPE (Plateforme Échange Recherche et Intervention sur la SCOlarité : Persévérance et réussitE) veut favoriser le dialogue entre les chercheur-se-s, les décideur-se-s et les praticien-ne-s de terrain qui ont des perspectives distinctes quant aux questions liées aux relations collaboratives entre l’école, la famille et différents partenaires communautaires. L’hypothèse de travail du PÉRISCOPE est que la persévérance et la réussite scolaires (PRS) peuvent, entre autres, s’améliorer par une meilleure connaissance des perspectives des chercheur-se-s et des praticien-ne-s de terrain ainsi que par des relations constructives entre les acteur-trice-s provenant des milieux qui sont significatifs pour l’enfant ou l’élève. En travaillant ensemble tout en exerçant leurs rôles respectifs, les acteur-trice-s concernés veulent, entre autres, innover afin de rendre l’école attrayante à certains jeunes qui peinent à la fréquenter.
Le principal centre de recherche qui fait partie du PÉRISCOPE, soit le Centre de recherche et d’intervention sur la réussite scolaire (CRIRES), se sert de la théorie de l’activité pour repérer les tensions qui se développent inévitablement, et les résoudre, lorsque les acteur-trice-s collaborent pour innover au bénéfice de la persévérance et de la réussite scolaires (PRS). Il y est question notamment de leur collaboration visant l’augmentation de la capacité de résilience des jeunes, de la réduction de l’intimidation en salle de classe comme sur le terrain de l’école et de l’engagement des acteur-trice-s (parents ou membres de la communauté locale).
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