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Monica Vaillancourt : Université de Montréal
L’objectif est de déterminer l'évolution de la dépression (début – mi-grossesse) et d’identifier les facteurs de risque précoces associés aux symptômes dépressifs persistants à mi grossesse. 623 femmes enceintes ont complété des questionnaires auto-rapportés en ligne durant le 1er (T1) et 2ème trimestre (T2). Parmi les femmes signalant des symptômes dépressifs à T2, 8,5% ont connu une nouvelle apparition des symptômes tandis que 8,2% ont eu une dépression persistante (T1 et T2). Des régressions logistiques multivariées ont révélé que comparées aux femmes ne déclarant aucun symptôme dépressif au cours des 2 trimestres, celles présentant des symptômes à T2 ont signalé une mauvaise qualité du sommeil et de l’alimentation et des scores plus élevés d'humeur dépressive au cours du T1. Les femmes souffrant de dépression persistante étaient plus susceptibles d'avoir une grossesse imprévue, un score de pleine conscience plus bas, une qualité de sommeil moins bonne et de l’anxiété liée à la grossesse plus élevée à T1 que celles ne présentant aucun symptôme au cours de T1 et T2. La connaissance des facteurs de risque spécifiques peut aider à améliorer le dépistage précoce et orienter le développement d'interventions ciblant des facteurs modifiables afin de réduire les symptômes dépressifs et leurs séquelles.
Pour ce colloque proposé par Équipe Paternité, famille et société (FQRSC), nous avons choisi de porter notre regard aux « Familles d’ici et d’ailleurs ». Ce thème reconnaît la diversité et le multiculturalisme des sociétés québécoise et canadienne, tissées sur plusieurs générations du fil de l’apport culturel des familles d’ici, souvent venues d’ailleurs. Il crée ainsi un espace d’échanges autour du vécu des familles d’ici et d’ailleurs. En ce sens, nous reconnaissons que la famille est, mondialement, au cœur du développement des sociétés modernes.
Bien qu’à première vue il puisse exister des multitudes de différences entre les familles d’ici et d’ailleurs, les travaux des 30 dernières années ont contribué à des avancées importantes sur le plan des connaissances et des pratiques visant à soutenir les trajectoires de vie de ces familles. On reconnaît que les trajectoires de vie familiale ne se déploient pas en vase clos, l’expérience de chacun-e étant profondément ancrée dans un contexte personnel, conjugal, familial, social, culturel ou économique. Ces trajectoires peuvent être fragilisées lorsque ses membres composent avec des caractéristiques personnelles (p. ex., des troubles de santé mentale ou une séparation conjugale) ou contextuelles (p. ex., être immigrant, vivre un deuil), qui contribuent alors à des trajectoires de développement plus complexes, et encore méconnues. L’originalité de ce colloque sera de créer des occasions de partages entre chercheurs, cliniciens, familles et étudiants issus de disciplines diverses à propos des réalités familiales des familles d’ici et d’ailleurs en donnant la parole aux acteurs concernés. Il s’agit de dégager à la fois ce qui distingue chaque famille, dans un contexte de vie qui lui est propre, et de dessiner un tronc commun d’expériences afin de guider des interventions qui sauront répondre aux spécificités des familles à des moments critiques de leur vie.
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