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Présentation de l’étude sur le développement des artistes et des entreprises de la musique œuvrant au sein des communautés francophones en situation minoritaire

JB

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Joëlle Bissonnette : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Cette communication présente les résultats d’une étude sur le développement des artistes et des entreprises de la musique œuvrant au sein des communautés francophones en situation minoritaire, menée par l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques pour Patrimoine canadien. À partir d’un état de la littérature sur l’industrie musicale des minorités linguistiques ainsi que de 40 entretiens auprès d’intervenants clés, d’artistes et d’entrepreneurs des communautés francophones en situation minoritaire du Canada, cette communication offre un portrait des contraintes et opportunités de développement de l’industrie musicale liées à la situation démolinguistique et à la composition sociodémographique de ces communautés. Puis, elle expose les principaux défis rencontrés par les artistes et les entrepreneurs de l’industrie musicale de ces communautés, sur les plans entrepreneurial, artistique et de la diffusion, de même que des pistes de travail répondant à ces défis afin de soutenir le développement de l’industrie musicale franco-canadienne. Favoriser le partage des ressources entre petites entreprises, encourager le mentorat qui se fait déjà spontanément, favoriser les collaborations artistiques entre les communautés et solidariser le réseau médiatique à la musique locale sont au nombre de ces pistes. Enfin, la portée de cette étude et des pistes de travail qui y sont développées sera discutée avec une représentante de l’industrie musicale de ces communautés.

Résumé du colloque

L’apport de l’entrepreneuriat culturel et créatif à l’économie locale, mais également mondiale, est de plus en plus important, contribuant ainsi au développement économique et social de la société (Anderson et al., 2014). À ce premier phénomène se conjugue un autre, celui de la standardisation de la culture mondiale par les médias de masse et les grandes entreprises. Devant cette globalisation, un nombre grandissant d’entrepreneurs au sein des industries créatives et culturelles en viennent à adopter des caractéristiques communes, formant ainsi une masse dominante. On peut décliner ces caractéristiques selon trois dimensions. Il s’agit d’entrepreneurs : 1) se regroupant dans des métropoles créatives; 2) homogènes sur le plan socioculturel (langue, nationalité, religion, etc.); ou 3) créant des œuvres visant une diffusion dans les médias de masse. Si on dénote un intérêt sociopolitique grandissant envers les industries créatives et culturelles, le monde universitaire de la gestion n’est pas en reste. Plusieurs recherches se penchent sur l’entrepreneuriat culturel et créatif. Cependant, ces recherches, qui sont relativement uniformes, s’arrêtent à la manière d’entreprendre chez les acteurs appartenant aux masses. Du coup sont laissés de côté notamment les entrepreneurs : 1) hors des métropoles créatives (par exemple, les artistes hors des métropoles comme Montréal, Toronto, Los Angeles, New York, Paris); 2) appartenant à une minorité (par exemple, les minorités linguistiques ou ethniques); 3) qui diffusent volontairement leurs œuvres par des médias alternatifs, qualifiés ici d’entrepreneuriat marginal (par exemple, les groupes heavy metal). Conséquemment, trois questions doivent être posées : qu’est-ce qu’entreprendre hors des métropoles créatives? Qu’est-ce l’entrepreneuriat chez les minorités? Qu’est-ce que l’entrepreneuriat marginal? Ces trois questions forment les trois axes sous-tendant la problématique du colloque proposé.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 27 mai 2019

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