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Céline GRANCHER : Université de Bordeaux
Cette communication s’appuie sur les résultats d’une recherche en didactique de la biologie, dans laquelle la construction du vivant chez de jeunes élèves (5 à 8 ans) était étudiée à travers des transformations cognitivo-‐langagières dans leurs productions (écrites et orales). Nous nous inscrivons en effet dans un cadre théorique qui accorde une place centrale au langage dans les apprentissages et nous considérons le développement comme une transformation des fonctions psychiques supérieures (Brossard, 2014). L’enseignement du vivant est envisagé comme une première entrée dans une culture scientifique en biologie dont l’analyse permet
de caractériser des processus d’acculturation scientifique scolaire (Grancher et al, 2015).
Dans cette communication, nous interrogeons les liens entre ces processus d’acculturation scientifique relatifs au vivant et un potentiel développement chez des élèves. En portant un regard réflexif sur des situations d’enseignement-‐apprentissage mises en oeuvre à l’école primaire, nous mettons au jour des traces de développement chez des élèves, ce qui nous conduit à dégager des enjeux inhérents à l’éducation au vivant. En outre, nous proposons une relecture des résultats de notre recherche doctorale à partir de
nouveaux apports théoriques (Vygotski, 2018).
À la croisée de l’accélération de l’érosion de la biodiversité et des transformations induites par les technosciences, le vivant semble être dans une période que l’on peut considérer comme charnière. À la fois manipulé, transformé et menacé, le concept même de vivant est amené à être repensé, voire reproblématisé (Cherlonneix, 2013; Dell’Angelo, Bernard, de Montgolfier et Simard, 2015). Cet enjeu, que l’on peut qualifier de socialement vif, mobilise de nombreux chercheurs issus de différents champs de recherche ainsi que des acteurs de l’éducation (Audigier, Tutiaux-Guillon et Sgard, 2015; Cancian, 2015; Lafontaine, 2014; Pedretti et Nazir, 2011). Nous proposons dans ce colloque de croiser ces différents regards afin de traiter des enjeux éducatifs relatifs au vivant sous différentes perspectives, notamment épistémologique, éthique, scientifique et citoyenne.
Ce colloque a pour objectif de contribuer à l’avancement des connaissances et des réflexions concernant l’éducation au vivant en le déclinant sous deux volets. Le premier volet propose de discuter des défis contemporains relatifs au vivant face aux avancées technologiques qui permettent de façonner certaines formes du vivant ou encore de le remplacer. Comment alors comprendre, appréhender, voire repenser le concept du vivant? Le deuxième volet, pour sa part, vise à apporter des éléments de réflexion, issus de la recherche, sur la façon dont nos institutions éducatives contribuent à la construction d’une conceptualisation du vivant en tant qu’objet de science, à celle des représentations de la vie et du vivant ainsi qu’à celle de différents rapports au(x) vivant(s).
Nous proposons par ce colloque un espace de discussion croisant les perspectives, les travaux de recherche et les pratiques dans les milieux éducatifs formel et non formel, sous la thématique « Éduquer au vivant ».
En continuité avec le partage de travaux de recherche précédents (Acfas, 2015 et 2017), ce colloque (2019) invite ainsi à poursuivre la réflexion sur les enjeux entourant le vivant et l’éducation au vivant selon deux volets :
– Perspectives épistémologique, éthique, scientifique et citoyenne
– Réflexions et pratiques en milieu éducatif
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