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Kouakou KOUAME : Université Alassane Ouattara
Phénomène participant à sa résilience face à la modernité, le microcrédit est aujourd’hui inséparable de l’agro-informel dans le monde ivoirien. En effet, avec l’avènement de l’économie monétaire, le paysan ivoirien, qui anime ce secteur informel au niveau agricole, a tendance à recourir au microcrédit pour accroître son rendement. Dans le domaine bancaire, l’accompagnement est une activité de conseil qui consiste à aider une personne à mieux gérer son avoir. Mais dans le cadre des activités agricoles du paysan ivoirien, bien que celui-ci soit victime d’un déficit de littératie en gestion financière, le prêt lui est accordé sans une véritable politique d’accompagnement. Á l’origine de nombreux échecs, ce type de financement entraîne aussi ce dernier dans un gouffre financier, source de conflits de remboursement. À partir d’un questionnaire portant sur les conditions d’octroi des microcrédits, nous montrons dans cette communication la nécessité d’accorder une importance particulière à l’accompagnement dans le cadre du financement des activités de ces paysans. Cela est d’autant plus vrai que, l’accompagnement, perçu ici comme une relation de co-production relevant de la méthode participative, permet aux paysans ivoiriens de bien gérer leur activité agricole. Notre hypothèse est validée par l’approche REFLECT et le concept de capabilité d’Amartya Sen.
Selon les prévisions du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), il y aurait une augmentation démographique générale de 50 % d’ici à 2050, et la population mondiale atteindra le chiffre de 9,3 milliards. Face à cette rapide croissance démographique mondiale, il devient urgent de garantir la sécurité alimentaire des populations. Pour que tout le monde puisse manger en 2050, il faudra doubler la production agricole mondiale ou bien augmenter proportionnellement l’efficacité d’utilisation. Cependant, les agriculteurs, partout dans le monde, sont confrontés à divers défis liés à la gestion des ressources en eau, en terre et en énergie. Dans les pays du Sud, les terres sont surexploitées et s’appauvrissent. Ceci génère, entre autres, des conflits agriculteurs-éleveurs pour l’accès aux ressources. Les troubles et les conflits sociopolitiques désorganisent des économies déjà affaiblies par des crises économiques depuis les années 1980-1990. Par ailleurs, les paysans, de même que leurs organisations, éprouvent de grandes difficultés pour commercialiser leurs productions à des prix équitables. Devant cette situation, les populations à la base ont été de plus en plus responsabilisées dans la construction et la gestion du développement rural par l’entremise de méthodes participatives, et cela, pour atteindre un développement socialement durable. Dans ce contexte, ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes :
1) Quelles méthodes ont été mises en œuvre pour préparer les populations rurales à participer à la planification et à la gestion des actions de développement à la base?
2) Quel est leur niveau d’implication dans la mise en œuvre des méthodes participatives?
3) Comment évaluer le succès des méthodes visant à augmenter la gestion des paysannes et paysans dans la préparation et l’implémentation de projets de développement agricole?
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