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Patrick Giroux : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
Depuis deux ans, une équipe de l’UQAC développe des trousses d’apprentissage de la programmation pour le Réseau Technoscience. La création des trousses suit un processus rigoureux de design pédagogique (Smith & Ragan, 1999). L’équipe de développement a reconnu la difficulté des jeunes à résoudre des problèmes et le potentiel des trousses pour développer les compétences dans ce domaine. Apprendre à programmer implique d’être confronté à une nouvelle logique ou pensée computationnelle. Cette pensée implique la résolution de problèmes ainsi que le recours à plusieurs habiletés fondamentales comme l’abstraction ou la décomposition en sous-problème ou en sous-tâches (Wing, 2006). La communication proposée présentera le processus de mise à l’essai des trousses, les difficultés rencontrées, les solutions intégrées aux trousses et les leçons apprises. L’importance d’avoir une définition commune du processus de résolution de problème, de la nature du feed-back, de la collaboration, des compétences pédagogiques des animateurs et de l’échafaudage des apprentissages pour assurer un bon équilibrage du scénario (Laperrière, 2013) et pour garder les apprenants dans un état de « flow » (Csíkszentmihály, 2006) seront notamment discutés. Ces facteurs apparaissent, avec le besoin d’avoir une vision commune du processus de résolution de problème et de son importance, comme essentiels à tout scénario devant permettre à des jeunes d’apprendre à résoudre un problème.
La nature du développement viable et les actions qui favorisent sa réalisation sont en émergence. Parmi les initiatives de viabilité, on retrouve l’alimentation lente, les quartiers écologiques, l’adaptation écosystémique au changement climatique… Par ces initiatives, les pratiques et l’aménagement territorial sont modifiés par rapport à ce qui existait auparavant. Pour réussir ces projets, les leaders de ces initiatives démontrent un savoir-faire et de la créativité. Serait-il possible, par des interventions éducatives, d’aider des personnes à être suffisamment créatives pour transformer l’environnement et les pratiques qui en façonnent la salubrité? Comment pourrait-on accompagner pédagogiquement des personnes pendant que celles-ci analysent des problèmes locaux, proposent et implantent des solutions? À cet égard, des organismes internationaux appliquent une démarche d’investigation scientifique à caractère créatif : la pensée design. Il s’agit d’une façon collaborative de travailler qui encourage l’intuition, la formulation de nombreuses solutions, l’expérimentation rapide de prototypes et surtout la considération des besoins des usagers. Pour leur part, d’autres chercheurs accompagnent le travail des solutionneurs à l’aide de plateformes numériques collaboratives (RealTime Board, Knowledge Forum…) qui peuvent favoriser une définition étendue et structurée des problèmes, un partage de solutions et la réalisation de prototypes. Le colloque interdisciplinaire comprend deux parties. En premier lieu, on présente et analyse des actions de viabilité réalisées par des chercheurs en collaboration avec des citoyens de par le monde. On discute ensuite des stratégies et des outils disponibles pour accompagner des citoyens et des apprenants pendant que ceux-ci définissent et résolvent des problèmes locaux. La pensée design et les outils numériques collaboratifs sont parmi les stratégies proposées. Le potentiel pédagogique et les conditions de succès de ces stratégies sont discutés. On présente enfin les résultats d’expériences d’utilisation de la pensée design et de plateformes numériques pour la résolution de problèmes environnementaux avec des étudiants universitaires, des élèves et des citoyens.
Titre du colloque :