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Mélissa Villella : Université d'Ottawa
La migration internationale est en croissance et elle provient souvent de pays en développement pour s’installer dans des pays développés (Organisation des Nations-Unies, 2016). Or, même si la formation des directions d’école portant sur la réussite des élèves issus de la migration internationale demeure embryonnaire, une expérience en éducation à l’international émerge comme étant un contexte de formation informelle pour les directions d’école (Dinnan, 2009; Gélinas-Proulx, 2014; Jubert, 2017). Cette étude multicas ayant un volet autoethnographique a donc comme objectif d'explorer comment la compétence interculturelle des directions d’école franco-ontariennes, formatrices bénévoles au sein d’un Institut d’enseignement et de leadership en Haïti, se développe. La recherche est fondée sur le modèle de la compétence interculturelle de Gélinas-Proulx (2014). Les résultats sont tirés de 3 entrevues semi-dirigées, de journaux de bord et de communications de l’Institut. L’analyse inductive générale (Thomas, 2006) est favorisée, le logiciel NVivo 11 est utilisé et les participantes valident leurs transcriptions (Savoie-Zajc, 2011; O’Leary, 2017). Selon les résultats préliminaires, les participantes perçoivent que le bénévolat développe leur compétence interculturelle même si elles ont une vision individuelle de l'élève issu de l'immigration. Cette étude doctorale fait avancer la recherche : elle examine la compétence interculturelle via le bénévolat selon des leaders scolaires.
La direction d’un établissement scolaire est un travail extrêmement exigeant (Poirel et al., 2017; Trenberth et Dewe, 2006), et les risques psychosociaux décelés à la source du problème (p. ex., surcharge, isolement, faible reconnaissance, manque de ressources et de soutien, relation interpersonnelle conflictuelle et climat toxique) peuvent miner le bien-être et la santé au travail et accentuer l’épuisement de ces professionnels (Gravelle, 2009). Cependant, d’autres facteurs peuvent contrecarrer les effets délétères sur la santé, notamment la résilience (Garon et al., 2006), le sentiment d’efficacité personnelle, les compétences émotionnelles (Poirel, Béland et Charlot, à paraître), la passion au travail (Fernet et al., à paraître), la confiance et le climat relationnel (Brunet et Savoie, 2016). Dans un contexte de réussite éducative, ce colloque vise à engager un dialogue entre chercheurs et praticiens au bénéfice de tous les acteurs qui gravitent autour de l’établissement (élèves, directions, enseignants, professionnels, personnel de soutien). Il met en exergue l’importance de la santé et du bien-être de l’ensemble de ces acteurs, mais porte principalement sur les rôles et sur les effets de la direction sur la santé de son établissement. Les questions suivantes sont traitées :
Comment agir sur les risques pour favoriser la santé et le bien-être au travail des directions d’établissement?
Quelles compétences des directions pourraient favoriser la santé et le bien-être au travail en contexte scolaire?
Comment des directions peuvent-elles favoriser le développement d’un climat relationnel qui suscite la confiance au sein de l’établissement?
Quelle est l’influence de la gestion axée sur les résultats sur les conditions de travail, la santé et le bien-être des directions d’établissement?
Quelles sont les initiatives pouvant ou ayant été mises en place par des associations professionnelles, des commissions scolaires ou des établissements pour améliorer le bien-être au travail des directions d’établissement?
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