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Jessica Bou Nassar : Université McGill
L’intercalation des processus environnementaux et socio-économiques dans la gestion des ressources d'eau nécessite des méthodes transformatives et interdisciplinaires, comme la modélisation participative, capables de résoudre des problèmes de gestion d’eau. La modélisation participative est considérée comme un outil puissant au niveau des études intégrées de ressources d'eau. Cependant, les méthodes facilitant l'inclusion des parties prenantes des communautés marginalisées et indigènes se font rares. Dans cette étude, une structure méthodologique pour le couplage des récits des parties prenantes avec un modèle de dynamique des systèmes est suggérée. Le processus de développement des récits est sous-tendu par un concept de perspective multi-niveaux et intègre des méthodes mixtes, telles que les diagrammes de boucles causales. L'étude est réalisée à Tz’olöj Ya’, Guatemala et accueille la participation des parties prenantes de la communauté Mayenne, et cela de trois origines linguistiques différentes: Kaqchikel, Tz’utujil et K’iche’. L’application de la méthodologie est accompagnée d’un processus de surveillance, facilitant l’évaluation de l’efficacité de la méthodologie envers la participation des parties prenantes généralement marginalisées. Le modèle généré sert de système d’aide à la décision pour la gestion de la qualité de l’eau du lac Atitlán, permettant aux parties prenantes d’évaluer les impacts des politiques candidates avant leur mise en œuvre.
Selon les prévisions du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), il y aurait une augmentation démographique générale de 50 % d’ici à 2050, et la population mondiale atteindra le chiffre de 9,3 milliards. Face à cette rapide croissance démographique mondiale, il devient urgent de garantir la sécurité alimentaire des populations. Pour que tout le monde puisse manger en 2050, il faudra doubler la production agricole mondiale ou bien augmenter proportionnellement l’efficacité d’utilisation. Cependant, les agriculteurs, partout dans le monde, sont confrontés à divers défis liés à la gestion des ressources en eau, en terre et en énergie. Dans les pays du Sud, les terres sont surexploitées et s’appauvrissent. Ceci génère, entre autres, des conflits agriculteurs-éleveurs pour l’accès aux ressources. Les troubles et les conflits sociopolitiques désorganisent des économies déjà affaiblies par des crises économiques depuis les années 1980-1990. Par ailleurs, les paysans, de même que leurs organisations, éprouvent de grandes difficultés pour commercialiser leurs productions à des prix équitables. Devant cette situation, les populations à la base ont été de plus en plus responsabilisées dans la construction et la gestion du développement rural par l’entremise de méthodes participatives, et cela, pour atteindre un développement socialement durable. Dans ce contexte, ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes :
1) Quelles méthodes ont été mises en œuvre pour préparer les populations rurales à participer à la planification et à la gestion des actions de développement à la base?
2) Quel est leur niveau d’implication dans la mise en œuvre des méthodes participatives?
3) Comment évaluer le succès des méthodes visant à augmenter la gestion des paysannes et paysans dans la préparation et l’implémentation de projets de développement agricole?
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