Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Morgan Chelihi : Université de Montréal
Le capital social est un déterminant important de la résilience d’une communauté face aux évènements catastrophes (Aldrich, 2012; Aldrich & Meyer, 2015). Il est défini comme l’ensemble des caractéristiques de l’organisation sociale tels que les réseaux, les normes, et la confiance, qui facilitent la coordination et la coopération dans l’optique du bien collectif (Putnam, 1995). Ce projet vise l’augmentation du niveau de préparation des citoyens aux évènements catastrophes et le développe ment de réseaux, à l’échelle locale. Pour se faire, le Cité-ID mène une recherche-action en collaboration avec le Bureau de la résilience de la Ville de Mont réal, la Maison de l’Innovation Sociale et la Coopérative de solidarité Transition NDG (TNDG).
L’objectif de cette communication est de présenter les résultats de la recherche-action visant à soutenir TNDG dans l’élaboration d’ateliers de sensibilisation à la préparation d’urgence et sur le capital social. Nous présentons d’abord les résultats d’un questionnaire sur le capital social distribué au sein du quartier NDG auprès de 400 répondants. Ensuite, nous présentons les résultats de nos analyses qualitatives sur les effets des ateliers et le capital social des participants. À l’issu de cette étude, nous aurons développé une meilleure connaissance des mécanismes de collaboration public-privé-citoyen, des bonnes pratiques pour la sensibilisation aux situations d’urgence et l’augmentation des liens au sein d’une communauté.
Devant le nombre de crises comme les catastrophes naturelles, les pannes d’infrastructures essentielles, les risques de pandémie et les attaques terroristes, l’adoption de politiques publiques sur la résilience semble une solution prometteuse. Cette solution est préconisée par la Stratégie internationale de prévention des catastrophes de l’ONU, l’Accord de Paris sur le climat, des initiatives philanthropiques comme le 100 Resilience Cities de la Fondation Rockefeller, la politique québécoise en matière de sécurité civile de 2014 ainsi que des politiques et des stratégies municipales comme celle adoptée par Montréal en 2018.
La mise en oeuvre des premières politiques en matière de résilience se bute toutefois à plusieurs défis. D’abord, le concept de « résilience » pose un défi particulier en matière de compréhension et de diffusion auprès des acteurs concernés, car il englobe une grande variété d’actions, de l’adaptation proactive aux risques, à la préparation, à l’intervention et au rétablissement postévénement. De plus, la mise en œuvre de la résilience nécessite de nouveaux modes de gouvernance avec un cloisonnement des spécialisations, une gestion horizontale des problèmes pernicieux et la mise en place de réseaux avec des organisations publiques et privées provenant de plusieurs juridictions. Jusqu’à présent, les premières études empiriques ont soulevé des obstacles tels que la négligence des problèmes sociaux et économiques pour le développement de la résilience, la persistance des solutions proposées précédemment, les limites imposées par les valeurs et les principes de l’administration publique, la sous-estimation des compromis à réaliser par les parties prenantes et les divergences de perceptions entre professionnels des différentes directions. Comment ces défis peuvent-ils être surmontés? Ce colloque propose d’aborder ces enjeux par le design, la mise en oeuvre et la gouverne de politiques publiques de résilience.
Titre du colloque :
Thème du colloque :