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Comment prévenir l’anxiété chez les enfants et les adolescents? État des connaissances aux niveaux local et international

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Lyse Turgeon : Université de Montréal

Résumé de la communication

Cette présentation portera sur la prévention de l’anxiété chez les enfants et les adolescents. Nous présenterons d’abord les principaux programmes développés pour la prévention des troubles anxieux chez les enfants et les adolescents, autant au plan international (comme le programme FRIENDS) que sur le plan local. Nous présentons ensuite les résultats de l’étude d’efficacité de Super l’Écureuil, programme de prévention de l’anxiété chez les enfants et les adolescents développé au Québec. Nous discuterons ensuite des avantages et des inconvénients de la prévention ciblée et de la prévention universelle. Enfin, la dernière partie de la présentation portera sur l’approche par paliers (step-care model), de plus en plus préconisée dans la prévention et le traitement des troubles anxieux chez les enfants et les adolescents.

Résumé du colloque

Au Canada, 65 % des jeunes âgés de moins de 24 ans considèrent être en bonne santé mentale, soit avoir un sentiment positif à l’égard de la vie, une bonne santé fonctionnelle et une absence de troubles mentaux (Gilmour, 2014). Un jeune canadien sur quatre est, par ailleurs, aux prises avec un trouble de santé mentale (Commission de la santé mentale du Canada, 2013). La dépression majeure et les troubles anxieux sont les troubles les plus répandus chez les jeunes (OMS, 2006; Piché et al., 2017; Institut de la Statistique du Québec, 2015; Merinkangas et al., 2010).

Des problèmes de santé mentale vécus précocement au cours de la vie ont des répercussions importantes sur la trajectoire des jeunes. Ils influent sur le cheminement scolaire et professionnel ainsi que sur les relations sociales et peuvent avoir des conséquences tout au long de la vie (Bouchard, Batista et Colman, 2018). Les coûts économiques de ces troubles sont également considérables (Commission de la santé mentale du Canada, 2012). Une bonne santé mentale constitue, quant à elle, un facteur protecteur contre les difficultés psychosociales et scolaires, et ce, autant pour les jeunes qui sont porteurs d’un trouble mental reconnu que pour ceux qui ne le sont pas (Keyes et al., 2012).

L’amélioration de la santé mentale des jeunes, et notamment de ceux qui transitent vers l’âge adulte, est considérée comme un enjeu majeur dans le plan stratégique 2017-2022 de la Commission de la santé mentale du Canada (Commission de la santé mentale du Canada, 2016). Pour ce faire, la Commission de la santé mentale du Canada recommande notamment de soutenir le déploiement de stratégies de promotion de la santé mentale et de prévention ou intervention efficaces. Il s’avère également essentiel de faciliter le dialogue entre praticiens et chercheurs spécialistes des différentes tranches d’âge (enfance, adolescence et âge adulte émergent) afin d’assurer une continuité dans les services offerts.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
Discutant-e- de la session : Terra Léger-Goodes Lyse Turgeon
section icon Date : 28 mai 2019

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