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Erik Langevin : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
D’Indiana Jones à Lara Croft, en passant par la Momie ou le Roi Scorpion, l’archéologie à la sauce hollywoodienne n’a cessé de faire rêver grands et petits. Ce rêve qui, chez les plus jeunes, a souvent motivé des ambitions de carrière – après tout, qui n’a pas rêvé un jour de devenir archéologue – n’a pourtant aucune commune mesure avec la réalité de l’archéologue qu’il soit d’ici ou d’ailleurs. Si l’archéologue du réel, qu’il soit homme ou femme, ne correspond en rien à l’idée qu’on s’en fait, il n’est pas non plus l’individu reclus, penché dans son trou, absorbé par un univers que lui seul saisit. Au cours des 30 dernières années, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, nous avons amorcé un exercice d’archéologie « publique » permettant à l’occasion aux individus de participer à la recherche archéologique, mais surtout de venir rencontrer sur place, dans un contexte touristique et/ou académique, des professionnels du métier qui échangent non pas seulement sur les résultats de leur activités, mais également sur la pratique de ce métier bien plus « terre à terre » que le cinéma a bien voulu nous le faire croire.
Nous allons vous présenter les façons de faire utilisées par l’équipe du laboratoire afin de vulgariser cette discipline scientifique qu’est l’archéologie. Le défi étant à la fois de rendre scientifique une discipline que les médias ont souvent ramené à un simple passe-temps, par la démonstration de sa complexité, tout en vulgarisant suffisamment cette complexité.
Les frontières reviennent en force, elles se multiplient et se durcissent, malgré la promesse de leur ouverture, voire de leur disparition avec la mondialisation, une mobilité accrue et une démocratisation des technologies de communication. Le concept de frontière concerne les relations entre l’espace et la société. Ensuite, la frontière est la limite entre deux choses différentes, elle est ce qui délimite, départage. Le patrimoine, par son potentiel à marquer les frontières culturelles, participe aux enjeux urbains, muséaux, artistiques ou géographiques. Outre le patrimoine qui trace la frontière d’une identité locale, régionale ou nationale, le patrimoine peut être source de dialogue. C’est cette projection prometteuse qui favorise tant son actualisation que sa transmission. En quoi le patrimoine culturel représente-t-il le potentiel du dialogue interdisciplinaire, interculturel, intergénérationnel? Comment cohabite la pluralité des patrimoines politique, culturelle, linguistique, historique, notamment dans les régions frontalières? La notion de la région frontalière renverrait tant au caractère administratif d’un territoire qu’aux frontières des disciplines investies dans le champ patrimonial. Autrement dit, la problématique mise de l’avant concerne la gouvernance du patrimoine, mais aussi les propositions théoriques ou empiriques relatives à son étude et à sa médiation. Si la frontière comme le patrimoine sont les constructions, comment s’articulent les limites du patrimoine et de ses études? En fait, le patrimoine est à la fois ouvert et fermé au dialogue : d’une part, tout est potentiellement le patrimoine et, de l’autre, le patrimoine relève de lois strictes qui régissent sa désignation (acquisitions et intégrations aux collections muséales, reconnaissance gouvernementale ou municipale). Comment les institutions comme les universités participent-elles à la préservation et à la valorisation des patrimoines?
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