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Développement du capital social pour la transition équitable équitable et la résiliente: le cas de la Ville de Montréal

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Irène Cloutier : Ville de Montréal

Résumé de la communication

En juin 2018, Montréal est devenue la première ville canadienne du réseau 100 Resilient Cities à lancer sa stratégie de résilience urbaine. Celle-ci vise, entre autres, à agir pour soutenir une communauté solidaire et sécuritaire. Pour appuyer cet objectif, la participation citoyenne, la bienveillance entre voisins et des mécanismes d’inclusion sont des éléments essentiels qui appuient également la qualité de vie des citoyens et le développement durable des quartiers.

La Ville de Montréal a une longue expérience dans la mise en œuvre d’initiatives qui appuient la socialisation et le verdissement de la ville. Le programme des ruelles vertes, la création d’espaces publics, les réseaux de grands parcs et de jardins communautaires sont autant de lieux qui favorisent la connectivité et combattent l’isolation.

De récentes études démontrent que les liens sociaux entre les citoyens, souvent appelé capital social, peuvent être liés à une plus grande résilience des communautés lors de situation d’urgence. La Stratégie montréalaise pour une ville résiliente cherche à mieux comprendre ce phénomène avec une préoccupation particulière pour ses populations plus vulnérables. En collaboration avec ses partenaires de la collectivité, la Ville de Montréal participe à trois projets de recherche qui sont complémentaires à ses efforts en matière de développement social et de sécurité civile. Ils seront présentés dans un contexte plus large de transition écologique équitable et résiliente.

Résumé du colloque

Devant le nombre de crises comme les catastrophes naturelles, les pannes d’infrastructures essentielles, les risques de pandémie et les attaques terroristes, l’adoption de politiques publiques sur la résilience semble une solution prometteuse. Cette solution est préconisée par la Stratégie internationale de prévention des catastrophes de l’ONU, l’Accord de Paris sur le climat, des initiatives philanthropiques comme le 100 Resilience Cities de la Fondation Rockefeller, la politique québécoise en matière de sécurité civile de 2014 ainsi que des politiques et des stratégies municipales comme celle adoptée par Montréal en 2018.

La mise en oeuvre des premières politiques en matière de résilience se bute toutefois à plusieurs défis. D’abord, le concept de « résilience » pose un défi particulier en matière de compréhension et de diffusion auprès des acteurs concernés, car il englobe une grande variété d’actions, de l’adaptation proactive aux risques, à la préparation, à l’intervention et au rétablissement postévénement. De plus, la mise en œuvre de la résilience nécessite de nouveaux modes de gouvernance avec un cloisonnement des spécialisations, une gestion horizontale des problèmes pernicieux et la mise en place de réseaux avec des organisations publiques et privées provenant de plusieurs juridictions. Jusqu’à présent, les premières études empiriques ont soulevé des obstacles tels que la négligence des problèmes sociaux et économiques pour le développement de la résilience, la persistance des solutions proposées précédemment, les limites imposées par les valeurs et les principes de l’administration publique, la sous-estimation des compromis à réaliser par les parties prenantes et les divergences de perceptions entre professionnels des différentes directions. Comment ces défis peuvent-ils être surmontés? Ce colloque propose d’aborder ces enjeux par le design, la mise en oeuvre et la gouverne de politiques publiques de résilience.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 28 mai 2019

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