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Yéo Tenan : Université Alassane Ouattara
Pays à vocation agricole, la Côte d’Ivoire s’emploie à définir une politique agricole ambitieuse par la mise en place d’institutions venant en appui au secteur agricole. L’Agence National d’Appui au Développement Rural (ANADER) est dans ce sens la principale institution qui a pour prérogative l’encadrement technique des agriculteurs. Les actions de diffusion des connaissances entreprise par celle-ci sont tributaires d’une production discursive dans un contexte marqué par un taux élevé d’analphabétisme. Ce discours de la vulgarisation agricole s’est voulu d’abord ‘’descendant’’ dans une approche de : il existe un savoir, il faut le transmettre. Avant d’aborder une orientation ‘’ascendante’’ basée sur le dialogue participatif et prenant en compte l’opinion locale.
Le but de cette communication est d’analyser l’influence de la méthode participative sur l’évolution du discours de la vulgarisation agricole de l’ANADER. Dans cet objectif, nous avons procédé à l’étude de plusieurs outils de communication utilisés par l’ANADER dont la boîte à image, la fiche technique et la fiche technico-pédagogique. Il ressort de notre approche que la méthode participative contribue à une évolution qualitative continue du discours de la vulgarisation en permettant de prendre en compte les savoirs endogènes et de faciliter le dialogue expert-exploitant.
Selon les prévisions du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), il y aurait une augmentation démographique générale de 50 % d’ici à 2050, et la population mondiale atteindra le chiffre de 9,3 milliards. Face à cette rapide croissance démographique mondiale, il devient urgent de garantir la sécurité alimentaire des populations. Pour que tout le monde puisse manger en 2050, il faudra doubler la production agricole mondiale ou bien augmenter proportionnellement l’efficacité d’utilisation. Cependant, les agriculteurs, partout dans le monde, sont confrontés à divers défis liés à la gestion des ressources en eau, en terre et en énergie. Dans les pays du Sud, les terres sont surexploitées et s’appauvrissent. Ceci génère, entre autres, des conflits agriculteurs-éleveurs pour l’accès aux ressources. Les troubles et les conflits sociopolitiques désorganisent des économies déjà affaiblies par des crises économiques depuis les années 1980-1990. Par ailleurs, les paysans, de même que leurs organisations, éprouvent de grandes difficultés pour commercialiser leurs productions à des prix équitables. Devant cette situation, les populations à la base ont été de plus en plus responsabilisées dans la construction et la gestion du développement rural par l’entremise de méthodes participatives, et cela, pour atteindre un développement socialement durable. Dans ce contexte, ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes :
1) Quelles méthodes ont été mises en œuvre pour préparer les populations rurales à participer à la planification et à la gestion des actions de développement à la base?
2) Quel est leur niveau d’implication dans la mise en œuvre des méthodes participatives?
3) Comment évaluer le succès des méthodes visant à augmenter la gestion des paysannes et paysans dans la préparation et l’implémentation de projets de développement agricole?
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