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Aminata Diagne : Université Laval
La présence d’aflatoxines dans l’huile artisanale d’arachide consommée en zones rurales est un fléau au Sénégal. Or, plusieurs recherches au Sénégal (Diom, 1978; Martin et al, 1999; Noba et al., 2014) et dans le monde (Turner et al. 2003; Filbert et Brown, 2012; Gajate-Garrido et al., 2016; Njoroge et al., 2016; Matumba et al. 2018) ont montré les conséquences des aflatoxines sur la santé humaine et animale. La recherche agricole, en partenariat avec la Banque Mondiale a diffusé auprès de 105 groupements de femmes trituratrices une innovation appelée table permettant d’éliminer la teneur en aflatoxines dans l’huile d’arachide à 90%. Toutefois, aucune étude qualitative n’a encore évalué l’adoption de cette technologie dans le Bassin Arachidier du Sénégal. Cette recherche adopte une approche qualitative, pour étudier l’adoption partielle, totale ou l’abandon de cette table par les groupements de femmes trituratrices. Le modèle de diffusion des innovations de Rogers (1962, 1995) enrichi de la théorie de Buckin et Kerret (2018) a servi de cadre d’analyse. Le verbatim issu des entrevues de groupes a été analysé à travers la méthode d’analyse inductive. Les résultats montrent une très faible connaissance de l’aflatoxine chez les groupements. L’adoption de la table est fortement liée à son avantage relatif, sa compatibilité avec les valeurs des femmes, sa faible complexité, sa testabilité et son observabilité en matière de résultats.
Mots clés: Aflatoxines, table, adoption, Sénégal
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