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Enseigner la bienveillance envers les animaux pour développer l’empathie dans le cadre de l’enseignement d’éthique et culture religieuse au primaire Québécois

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Marco BARROCA-PACCARD : UQO - Université du Québec en Outaouais

Résumé de la communication

Au Québec l’apprentissage du respect des êtres vivants fait partie intégrante du programme d’éthique et culture religieuse (ECR) du premier cycle du primaire. Les élèves sont amenés à ≪distinguer une action appropriée envers un être vivant d’une action qui ne l’est pas, et à reconnaître celles qui témoignent d’un sens des responsabilités à l’égard des êtres vivants.≫ (MELS, 2008 : 320). Le ministère accorde donc une place importante à la relation au vivant dans le développement personnel de l’enfant, mais peu d’études ont été menées sur le sujet au Québec et il existe peu d’outils didactiques pour accompagner les enseignant-e-s.

À l’inverse, il existe de nombreuses études internationales qui ont mis en lumière l’efficacité des programmes faisant la promotion d’attitudes et de comportements bienveillants à l’endroit des animaux familiers pour développer l’empathie des enfants. (Arbour, Signal & Taylor, 2009, Daly & Suggs, 2010, Warmouth 2017). Dans le cadre de cette communication, nous réaliserons une analyse bibliographique des liens entre le concept d’empathie et la mise en place d'actions appropriés envers le vivant. Dans un second temps, nous présenterons comment cette analyse permet de penser un enseignement d’ECR développant la responsabilité des élèves.

Résumé du colloque

À la croisée de l’accélération de l’érosion de la biodiversité et des transformations induites par les technosciences, le vivant semble être dans une période que l’on peut considérer comme charnière. À la fois manipulé, transformé et menacé, le concept même de vivant est amené à être repensé, voire reproblématisé (Cherlonneix, 2013; Dell’Angelo, Bernard, de Montgolfier et Simard, 2015). Cet enjeu, que l’on peut qualifier de socialement vif, mobilise de nombreux chercheurs issus de différents champs de recherche ainsi que des acteurs de l’éducation (Audigier, Tutiaux-Guillon et Sgard, 2015; Cancian, 2015; Lafontaine, 2014; Pedretti et Nazir, 2011). Nous proposons dans ce colloque de croiser ces différents regards afin de traiter des enjeux éducatifs relatifs au vivant sous différentes perspectives, notamment épistémologique, éthique, scientifique et citoyenne.

Ce colloque a pour objectif de contribuer à l’avancement des connaissances et des réflexions concernant l’éducation au vivant en le déclinant sous deux volets. Le premier volet propose de discuter des défis contemporains relatifs au vivant face aux avancées technologiques qui permettent de façonner certaines formes du vivant ou encore de le remplacer. Comment alors comprendre, appréhender, voire repenser le concept du vivant? Le deuxième volet, pour sa part, vise à apporter des éléments de réflexion, issus de la recherche, sur la façon dont nos institutions éducatives contribuent à la construction d’une conceptualisation du vivant en tant qu’objet de science, à celle des représentations de la vie et du vivant ainsi qu’à celle de différents rapports au(x) vivant(s).

Nous proposons par ce colloque un espace de discussion croisant les perspectives, les travaux de recherche et les pratiques dans les milieux éducatifs formel et non formel, sous la thématique « Éduquer au vivant ».

En continuité avec le partage de travaux de recherche précédents (Acfas, 2015 et 2017), ce colloque (2019) invite ainsi à poursuivre la réflexion sur les enjeux entourant le vivant et l’éducation au vivant selon deux volets :

– Perspectives épistémologique, éthique, scientifique et citoyenne

– Réflexions et pratiques en milieu éducatif

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 28 mai 2019

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