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Corinne Béguerie : Université Laval
Le processus de reconnaissance des acquis et des compétences s’impose souvent comme une barrière à l’accès et à l’intégration sur le marché du travail des professionnels formées à l’étranger. Pour ceux qui désirent exercer une profession réglementée, ce processus s’accompagne d’une prescription de l’ordre professionnel, les obligeant à compléter une
formation d’appoint, un processus qui est souvent long, coûteux et très complexe.
Les professionnels formés à l’étranger doivent ainsi, faire face à une intégration double: académique et professionnelle.
Une équipe de chercheurs de la Chaire de recherche sur l’intégration et la gestion des diversités en emploi (CRIDE) a mis en œuvre, à l’Université Laval, un projet d’accompagnement de ces professionnels formés à l’étrangers. Les acteurs de
l’accompagnement et du soutien académique et professionnel de ces étudiants sont regroupés au sein d’un groupe dit multipartenarial, et travaillent de concert avec un objectif commun : contribuer à la réussite de la formation d’appoint exigée par l’ordre professionnel, et, à termes, à une intégration plus fluide du marché du travail.
Notre communication présentera les résultats du projet, les défis rencontrés, les stratégies mises en œuvre, les collaborations établies, les recommandations proposées et les suivis à réaliser.
Si plusieurs institutions et organisations élaborent ou tentent d’appliquer divers programmes pour aider les personnels immigrants récents à s’intégrer socialement et professionnellement au sein de leur nouveau milieu de travail francophone, il n’en demeure pas moins que plusieurs d’entre elles peinent à recruter, à intégrer, à former et, surtout, à retenir ces ressources, souvent surspécialisées (Safi, 2006; Labelle, Field et Icart, 2007; Ferrand, 2008; Mulatris et Skogen, 2012; Nsangou, 2012; Asselin, 2014; Boulet, 2016).
Bouchard et Taylor (2008) prônent la mise en oeuvre d’accommodements raisonnables. Le nouveau gouvernement québécois proclame ajuster son plan d’immigration en vue de retenir les immigrants à long terme. Le plan d’action pour la Décennie internationale du rapprochement des cultures (2013-2022), adopté par le conseil exécutif de l’UNESCO en décembre 2014, considère que : « [l]a paix durable repose sur un écheveau complexe et fragile de valeurs, d’attitudes et de comportements intimement liés, requis pour l’application des traités internationaux ainsi que dans la vie quotidienne, pour la pratique du respect, de la tolérance, de l’ouverture d’esprit, de la compréhension mutuelle et du dialogue. Avant tout, le dialogue doit jouer un plus grand rôle dans le développement d’une conscience planétaire universelle, exempte de tout préjugé d’ordre racial, ethnique et social ».
Les gouvernements allemand, français, canadien, québécois, des institutions francophones et autres s’évertuent à adapter leurs politiques d’immigration, parfois envers les immigrants, parfois envers les réfugiés, voire envers les étudiants internationaux, en vue de les retenir pour répondre aux besoins socioéconomiques (Lévesque, 2016).
Ainsi, comment définir et mettre en place le concept de dialogue interculturel en vue d’intégrer et de retenir les immigrants récents dans les milieux de travail francophones?
Conférence d’ouverture du colloque le mardi 28 mai 2019 par M. Kamel Béji, titulaire de la Chaire de recherche sur l’intégration et la gestion des diversités en emploi (CRIDE, Université Laval)
Plénière de la journée du 28 mai 2019 par M. Paul Bélanger, directeur du Centre interdisciplinaire pour la recherche et le développement sur l’éducation et la formation tout au long de la vie (CIRDEF, UQAM)
Table ronde le mercredi 29 mai 2019 dès 13 h 30
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