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Gheorghe Marin : Cégep de Trois-Rivières
Le Québec assiste à une lente évolution de la notion d’innovation qui, sans jamais écarter le caractère stratégique de la science et de la technologie, repositionne l’individu au centre du processus et la collectivité comme partie prenante du succès comme de l’échec d’une innovation, qui deviendra de plus en plus intégrée. À cet égard, les CCTT [centres collégiaux de transfert de technologie] jouent un rôle de pionnier dans cette transformation des façons de faire en accueillant, d’année en année, des centaines d’étudiants et d’enseignants. Par leurs participations à de nombreux projets de recherche, ceux-ci bonifient leurs parcours académiques ou actualisent leurs connaissances des enjeux du milieu des affaires. Après 35 ans d’existence, il convient de faire un retour sur l’évolution de l’action des centres et du réseau qu’ils constituent à titre d’acteur de plus en plus stratégique de la formation de la relève qui se sont transformée afin de ne plus se limiter à amener les entreprises et les organisations québécoises à devenir plus technologiques, mais plutôt à leur offrir des occasions concrètes d’aller toujours plus loin en s’appropriant les réflexes, les compétences et les outils pour devenir des innovatrices en série, autonomes et ambitieuses.
Parmi les enjeux actuels de la recherche, la formation de la relève est sur toutes les lèvres. Et la recherche collégiale n’y échappe pas. Le Comité de coordination de la recherche au Canada s’est d’ailleurs engagé, cette année, à « établir le Canada en tant que chef de file mondial du soutien au développement de talents dans l’ensemble de la carrière des [chercheuses et] chercheurs ». De même, le gouvernement fédéral a inscrit dans le budget de 2018 sa volonté de soutenir la formation de la prochaine génération de chercheuses et de chercheurs. Celles et ceux qui participent au colloque que l’Association pour la recherche au collégial (ARC) tient annuellement, depuis 2001, dans le cadre du congrès de l’ACFAS, en sont d’ailleurs très au fait. Déjà, en 2015, le Comité intersectoriel étudiant des Fonds de recherche du Québec affirmait que la promotion de la recherche dès le collégial représentait une stratégie intéressante pour promouvoir l’accessibilité aux études aux cycles supérieurs.
L’ARC crée ainsi un lieu incomparable et un moment unique pour celles et ceux qui s’intéressent à la recherche collégiale, qui en font ou qui la soutiennent d’une façon ou d’une autre. Le colloque de l’ARC demeure l’occasion de discuter ou de débattre autour d’un sujet qui relève à la fois et notamment du scientifique, du politique, de l’éthique, de l’économique et de la culture. C’est aussi l’occasion d’alimenter les réflexions en présentant aussi bien les fruits des activités de recherche menées par des étudiantes et étudiants dans le cadre de leurs études collégiales que les résultats de travaux réalisés par des chercheuses et chercheurs de collèges ou pertinents pour l’ordre d’enseignement collégial. De nombreux éléments relatifs à la formation de la relève scientifique dès le collégial seront exposés et discutés de maintes façons, et les congressistes seront invités à partager leurs pratiques.
Dans le cadre de l’activité ici proposée, des séances comportant, d’une part, des allocutions sur invitation et, d’autre part, des communications orales retenues à la suite d’un appel de propositions sont prévues. Deux séances de communications affichées font partie de l’horaire, et chacune commencera par une présentation d’affiches en 180 secondes. De nouveau, cette année, la présentation de trois communications orales en vue de la remise des Prix étudiants de l’ARC est maintenue. Une séance de remise de prix clôturera la journée.
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