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La reculturation : le cas des artistes adopté·e·s transraciaux

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Anne-Julie Beaudin : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Les expériences culturelles des adoptés transraciaux et internationaux sont affectées de façon unique par leur adoption et à travers les cultures et les groupes raciaux et ethniques dans lesquels ils et elles naviguent. Lors de l'adoption, les adoptés transraciaux s'identifient généralement rapidement à la culture blanche de leurs parents adoptifs, faisant ainsi ombrage sur le fait qu'ils et elles sont migrant·e·s de première génération. Si bien que la tendance à mettre l'accent que sur l'expérience de l'adoption et très peu, voire jamais, sur celle de la migration amène certain·e·s a éventuellement chercher à retrouver leur culture de naissance, qui ne saurait, par ailleurs, se réduire uniquement à un retour au pays d'origine. En regard de l'interaction vraisemblablement complexe qu'il y a entre la race, l'ethnicité et la culture chez les adopté·e·s transraciaux, ce sera l'occasion de se pencher sur le processus de reculturation manifeste dans la pratique de certain·e·s artistes adopté·e·s racisé·e·s. Cette proposition de communication souhaite ainsi contribuer aux réflexions entourant les enjeux relatifs à l'appropriation culturelle par le biais de la reculturation ayant court chez les adopté·e·s. Il s'agira de voir comment certain·e·s artistes issu·e·s de l'adoption transraciale investissent cette posture hybride et transgressive qui les placent autant hors et dedans c'est-à-dire comme membre du groupe honoraire et hors de la blanchité et des privilèges qui y sont associés

Résumé du colloque

Dès l’Antiquité, le dialogue déploie des implications morales, politiques et épistémologiques. Et depuis lors, il est demeuré un élément essentiel du paysage philosophique, autant comme pratique que comme objet de réflexion. Le dialogue a gagné en importance depuis le 20e siècle (on peut penser à Gadamer, à Ricœur, à Taylor, à Habermas, à la philosophie pour enfants, à l’éthique appliquée…), peut-être même une importance théorique proportionnellement inverse à ce qui semble aujourd’hui être sa faillite pratique dans l’espace public. À l’ère de la polarisation des opinions, le dialogue semble en effet de plus en plus difficile.

La notion de dialogue soulève de nombreuses questions qui concernent notamment sa définition, sa pratique, son importance dans la recherche de la vérité et ses conditions de possibilité. Ainsi, la réflexion sur le dialogue peut se déployer tant sur le plan métaphysique, épistémologique, politique qu’éthique. On pourrait s’intéresser à l’enseignement même de la philosophie, que plusieurs considèrent comme fondamentalement dialogique, ainsi qu’à son avenir quant à l’arrivée des nouvelles technologies et des offres de cours en ligne. On pourrait aussi s’intéresser aux grands dialogues entre philosophes qui ont marqué l’histoire de la philosophie ou aux dialogues que la philosophie a entretenus avec les autres sciences (humaines, pures, de la nature, de la santé…). Le dialogue entre les disciplines pourrait soulever des questions analogues à celui entre les étrangers, concernant notamment l’importance d’une langue commune aux interlocuteurs. Et qu’en est-il du dialogue interculturel ou interreligieux? Comment penser le dialogue entre les États, voire entre les individus, qui entretiennent des rapports de pouvoir asymétriques ou des rapports de domination? À l’instar de Platon, on pourrait aussi se questionner sur la possibilité du dialogue entre la personne qui sait et celle qui ne sait pas, entre la philosophie et le peuple.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 28 mai 2019

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