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Isabelle Cossette : Université Concordia
La situation du sikhisme en français au Québec est caractérisée par une non-transmission : en effet, très peu de ressources existent pour étudier le sujet, ce qui peut expliquer qu’il semble mal compris dans la province. Dans le cadre de nos recherches, nous pensons ce cas de non-transmission de manière traductologique grâce aux concepts de non-traduction et de non-translation, que nous nous proposons d’élaborer et qui mettent efficacement en lumière les manquements et les absences dans le cadre d’un (non-)échange interlinguistique et, donc, interculturel. La non-traduction nous a permis d’examiner les ouvrages du sikhisme à la disposition des francophones et, bien entendu, ceux qui ne le sont pas. Les résultats sont surprenants : les rares livres à la disposition du public sont généralement problématiques, notamment parce que la volonté traductive se manifeste plutôt dans la culture de départ (normalement, elle émane plutôt de la culture d’arrivée). La non-translation, quant à elle, nous a donné l’occasion d’observer le discours médiatique au Québec sur le sikhisme et les personnes sikhes; par « translation », nous entendons donc la transmission d’une culture entière. Cet examen a démontré qu’il s’agissait d’un discours limité, caractérisé par des mécanismes qu’on pourrait qualifier de xénophobes. Nous concluons en abordant ce qui pourrait être fait pour que la situation en devienne une de véritable traduction et translation.
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