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L’agriculture numérique en côte d’ivoire : Le risque d’une alternative du développement agricole ?

JW

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JEAN-HERVE WOBE : Université Alassane Ouattara

Résumé de la communication

Malgré le passage de groupements à vocation coopérative aux sociétés coopératives et à l’accompagnement des structures Étatiques en la matière à travers les pesticides qui permettent d’augmenter les rendements et la qualité des cultures, l’agriculture ivoirienne, est restée dans un état d’exploitation traditionnelle. Les nouvelles technologies de l’information améliorant tous les secteurs d’activités, comment l’agriculture ivoirienne peut-elle prendre le risque de se numériser pour booster sa performance commerciale et par ricochet améliorer le niveau de vie des agriculteurs? Comment ces agriculteurs peuvent-ils adhérer à l’agriculture numérique quand on sait qu’il existe une fracture numérique sur le continent noir et particulièrement en Côte d’Ivoire? Quelles stratégies de discours communicationnelles pour réussir ce risque c'est-à-dire ce projet innovant? L’objectif de cette communication est d’attirer l’attention des gouvernants africains en général, en particulier des autorités ivoiriennes et des agriculteurs ivoiriens afin de prendre le risque d’emprunter le chemin de l’agriculture numérique. Il faut savoir que la Côte d’Ivoire par le boom de la téléphonie mobile a pu amoindrir la fracture numérique. Ainsi, les agriculteurs seront formés et associés à cette initiative. Les enquêtes sur le terrain nous permettront de mieux appréhender l’adhésion de ces agriculteurs et des difficultés à surmonter pour réussir ce projet : ce risque.

Résumé du colloque

Selon les prévisions du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), il y aurait une augmentation démographique générale de 50 % d’ici à 2050, et la population mondiale atteindra le chiffre de 9,3 milliards. Face à cette rapide croissance démographique mondiale, il devient urgent de garantir la sécurité alimentaire des populations. Pour que tout le monde puisse manger en 2050, il faudra doubler la production agricole mondiale ou bien augmenter proportionnellement l’efficacité d’utilisation. Cependant, les agriculteurs, partout dans le monde, sont confrontés à divers défis liés à la gestion des ressources en eau, en terre et en énergie. Dans les pays du Sud, les terres sont surexploitées et s’appauvrissent. Ceci génère, entre autres, des conflits agriculteurs-éleveurs pour l’accès aux ressources. Les troubles et les conflits sociopolitiques désorganisent des économies déjà affaiblies par des crises économiques depuis les années 1980-1990. Par ailleurs, les paysans, de même que leurs organisations, éprouvent de grandes difficultés pour commercialiser leurs productions à des prix équitables. Devant cette situation, les populations à la base ont été de plus en plus responsabilisées dans la construction et la gestion du développement rural par l’entremise de méthodes participatives, et cela, pour atteindre un développement socialement durable. Dans ce contexte, ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes :

1) Quelles méthodes ont été mises en œuvre pour préparer les populations rurales à participer à la planification et à la gestion des actions de développement à la base?

2) Quel est leur niveau d’implication dans la mise en œuvre des méthodes participatives?

3) Comment évaluer le succès des méthodes visant à augmenter la gestion des paysannes et paysans dans la préparation et l’implémentation de projets de développement agricole?

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 28 mai 2019

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