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Rose Séguin : Université McGill
De nombreuses communautés nordiques cherchent à intégrer l'agriculture dans leurs stratégies alimentaires afin de réduire l'insécurité alimentaire régionale. Cependant, il existe un décalage entre les technologies agricoles ciblant ces régions et les communautés susceptibles de bénéficier de ces technologies. La diffusion des connaissances et des technologies agricoles est donc lente, ce qui réduit l'efficacité des initiatives agricoles du Nord. Ce projet vise à développer un cadre de systèmes d’innovation technologique (SIT) visant spécifiquement le développement agricole du Nord afin d’aider les parties prenantes à identifier les obstacles systématiques empêchant la diffusion réussie des technologies et des connaissances agricoles dans les régions ciblées. Les acteurs, institutions, réseaux et infrastructures impliqués dans le développement agricole du Nord seront identifiés puis étudiés sur la base de sept fonctions proposées par la littérature SIT. Les recherches préliminaires effectuées à Chisasibi (QC) suggèrent que les connaissances de la génération actuelle en matière d’agriculture font défaut, mais la communauté est ouvert d’esprit concernant les projets agricoles grâce à leur participation antérieure aux jardins des missionnaires. Le défi actuel est de mettre à jour ces savoirs agricoles en formant des relations entre la communauté et le secteur agricole pour éliminer les obstacles identifiés.
Selon les prévisions du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), il y aurait une augmentation démographique générale de 50 % d’ici à 2050, et la population mondiale atteindra le chiffre de 9,3 milliards. Face à cette rapide croissance démographique mondiale, il devient urgent de garantir la sécurité alimentaire des populations. Pour que tout le monde puisse manger en 2050, il faudra doubler la production agricole mondiale ou bien augmenter proportionnellement l’efficacité d’utilisation. Cependant, les agriculteurs, partout dans le monde, sont confrontés à divers défis liés à la gestion des ressources en eau, en terre et en énergie. Dans les pays du Sud, les terres sont surexploitées et s’appauvrissent. Ceci génère, entre autres, des conflits agriculteurs-éleveurs pour l’accès aux ressources. Les troubles et les conflits sociopolitiques désorganisent des économies déjà affaiblies par des crises économiques depuis les années 1980-1990. Par ailleurs, les paysans, de même que leurs organisations, éprouvent de grandes difficultés pour commercialiser leurs productions à des prix équitables. Devant cette situation, les populations à la base ont été de plus en plus responsabilisées dans la construction et la gestion du développement rural par l’entremise de méthodes participatives, et cela, pour atteindre un développement socialement durable. Dans ce contexte, ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes :
1) Quelles méthodes ont été mises en œuvre pour préparer les populations rurales à participer à la planification et à la gestion des actions de développement à la base?
2) Quel est leur niveau d’implication dans la mise en œuvre des méthodes participatives?
3) Comment évaluer le succès des méthodes visant à augmenter la gestion des paysannes et paysans dans la préparation et l’implémentation de projets de développement agricole?
Titre du colloque :