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Irafiala Toure : Université Alassane Ouattara
S’il est courant de constater que l’environnement de travail dans les organisations modernes soit parfois soutenu par des mélodies musicales mais sans que cela n’ait été l’objet d’une formalisation socio-professionnelle par une convention collective, l’ardeur au travail dans les sociétés traditionnelles de tradition africaine permet de formuler une observation contraire, voire contradictoire. Au-delà du travail salarié agricole, la Communauté Tagbanan, de tradition agricole dans les cultures de céréales (maïs violet, riz), de tubercules (ignames, manioc) et de rentes (coton, anacarde) continue d’entretenir l’ardeur au travail par le cor « NAMANKOUGNANOU ! » (on meurt ensemble !). Il s’agit par cette communication de montrer que les communautés rurales en l’occurrence les Tagbanan du Nord de la Côte d’Ivoire par la parodie chantée du cor « NANMANKOUGNANOU ! » recèle de méthodes participatives pour accompagner l’ardeur au travail. Une revue de la recherche documentaire circonstanciée par une enquête ethnomusicologique sur le contexte des épreuves de manifestation du cor « NANMANKOUGNANOU ! » donne des résultats passés au crible de la critique en termes de typologie de la parole chantée dans l’accompagnement et l’exécution des opérations des travaux champêtres et de l’ardeur au travail communautaire.
Selon les prévisions du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), il y aurait une augmentation démographique générale de 50 % d’ici à 2050, et la population mondiale atteindra le chiffre de 9,3 milliards. Face à cette rapide croissance démographique mondiale, il devient urgent de garantir la sécurité alimentaire des populations. Pour que tout le monde puisse manger en 2050, il faudra doubler la production agricole mondiale ou bien augmenter proportionnellement l’efficacité d’utilisation. Cependant, les agriculteurs, partout dans le monde, sont confrontés à divers défis liés à la gestion des ressources en eau, en terre et en énergie. Dans les pays du Sud, les terres sont surexploitées et s’appauvrissent. Ceci génère, entre autres, des conflits agriculteurs-éleveurs pour l’accès aux ressources. Les troubles et les conflits sociopolitiques désorganisent des économies déjà affaiblies par des crises économiques depuis les années 1980-1990. Par ailleurs, les paysans, de même que leurs organisations, éprouvent de grandes difficultés pour commercialiser leurs productions à des prix équitables. Devant cette situation, les populations à la base ont été de plus en plus responsabilisées dans la construction et la gestion du développement rural par l’entremise de méthodes participatives, et cela, pour atteindre un développement socialement durable. Dans ce contexte, ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes :
1) Quelles méthodes ont été mises en œuvre pour préparer les populations rurales à participer à la planification et à la gestion des actions de développement à la base?
2) Quel est leur niveau d’implication dans la mise en œuvre des méthodes participatives?
3) Comment évaluer le succès des méthodes visant à augmenter la gestion des paysannes et paysans dans la préparation et l’implémentation de projets de développement agricole?
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