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Joris Arnaud : École nationale d'administration publique
Les villes sont de plus en plus sujettes à des stress (changements climatiques, pauvreté) et chocs (terrorisme, évènements climatiques extrêmes), ce qui les pousse à se tourner vers le développement de la résilience. Un aspect important de ce développement est le capital social, qui représente l’ensemble des ressources sociales offertes par une communauté de citoyens et qui permet une bonne réaction de la population aux évènements imprévus.
Cette communication présentera les résultats d’un projet de recherche-action au sujet du capital social engendré par le programme d’engagement environnemental C-Vert du YMCA Québec pour les jeunes de 14 à 17 ans dans plusieurs quartiers de Montréal. Le projet a permis de développer une méthodologie afin de mesurer le capital social chez les jeunes au début et après 7 mois de participation au programme d’engagement environnemental C-Vert et d’en quantifier les effets. Les mesures sont constituées d’une combinaison de données quantitatives recueillies par questionnaire (avant et après) et de données qualitatives obtenues à partir d’observations sur le terrain. Nous discuterons également des mécanismes du programme qui permettent de développer les différentes composantes du capital social. Cette étude est menée par le Cité-ID Living Lab, en collaboration avec la Maison de l’innovation Sociale (MIS) et le Bureau de la résilience de la Ville de Montréal.
Devant le nombre de crises comme les catastrophes naturelles, les pannes d’infrastructures essentielles, les risques de pandémie et les attaques terroristes, l’adoption de politiques publiques sur la résilience semble une solution prometteuse. Cette solution est préconisée par la Stratégie internationale de prévention des catastrophes de l’ONU, l’Accord de Paris sur le climat, des initiatives philanthropiques comme le 100 Resilience Cities de la Fondation Rockefeller, la politique québécoise en matière de sécurité civile de 2014 ainsi que des politiques et des stratégies municipales comme celle adoptée par Montréal en 2018.
La mise en oeuvre des premières politiques en matière de résilience se bute toutefois à plusieurs défis. D’abord, le concept de « résilience » pose un défi particulier en matière de compréhension et de diffusion auprès des acteurs concernés, car il englobe une grande variété d’actions, de l’adaptation proactive aux risques, à la préparation, à l’intervention et au rétablissement postévénement. De plus, la mise en œuvre de la résilience nécessite de nouveaux modes de gouvernance avec un cloisonnement des spécialisations, une gestion horizontale des problèmes pernicieux et la mise en place de réseaux avec des organisations publiques et privées provenant de plusieurs juridictions. Jusqu’à présent, les premières études empiriques ont soulevé des obstacles tels que la négligence des problèmes sociaux et économiques pour le développement de la résilience, la persistance des solutions proposées précédemment, les limites imposées par les valeurs et les principes de l’administration publique, la sous-estimation des compromis à réaliser par les parties prenantes et les divergences de perceptions entre professionnels des différentes directions. Comment ces défis peuvent-ils être surmontés? Ce colloque propose d’aborder ces enjeux par le design, la mise en oeuvre et la gouverne de politiques publiques de résilience.
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