Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Fayçal Ben Brahim : Université Côte d'Azur
La notion de compétence est difficile à cerner surtout quand il s’agit de l’appréhender comme caractéristique liée à un professionnel chevronné ou même apprenant en formation professionnelle.
L’analyse des compétences acquises et leur positionnement par rapport à un Cadre National des Certifications (CNC), montre qu’elles sont de différents types. Une façon de les catégoriser consiste à les scinder en deux composantes, l’une cognitive et l’autre conative*.
Un travail sur des corpus d’entretiens focus relatifs aux vécus professionnels des apprenants, a permis outre de connaître leur perception de la complexité des tâches de leurs métiers et la connaissance des diplômes correspondants, de faire ressortir des éléments significatifs sur leurs capacités d'intégration, d'autonomie et de communication, de responsabilité et de décision. Ces éléments sont des descripteurs apposés à des résultats d’apprentissage utilisés dans un CNC et sont particulièrement détectés dans des récits classiques ou actantiels enchâssés dans les entretiens susmentionnés.
L’analyse multidimensionnelle de ces récits ainsi que des descriptions des actions, englobe le type de structuration du discours, l’identification des compétences dans les dimensions citées et le contexte global d’apprentissage résidentiel ou en entreprise. Certes, cette analyse contribue à l’étude typologique de la compétence d’un apprenant, mais reste complémentaire des autres différents outils d’expérimentation et d’exploration de données.
Ce colloque pluridisciplinaire sur le récit est organisé dans le cadre de la collaboration entre des chercheurs de l’Université Lyon 1 et de l’Université du Québec en Outaouais. S’inscrivant dans les travaux de didactique de sciences et de gestion de la classe menés par ces partenaires depuis quelques années, le récit émerge comme une thématique fédératrice méritant réflexion. Ainsi, les coresponsables proposent de développer des échanges scientifiques autour du récit et ses usages, en invitant chercheurs et praticiens de disciplines et de champs de pratique variés à établir un dialogue sur leurs avancées théoriques et méthodologiques sur le récit. Il s’agit alors de questionner les fondements épistémologiques du récit, ses diverses utilités et les fonctions de la dimension narrative. Dès lors se pose la question des formes possibles de cette dimension, comme représentation multimodale construite ou reconstruite sur la base de systèmes sémiotiques plus ou moins normés et liés aux dimensions de syntaxe, de sémantique et de pragmatique. Ces récits, articulés autour de l’acheminement d’une information à un destinataire plus ou moins identifié, constituent une forme de communication spontanée ou structurée. Le récit entretient donc des rapports pluriels à la réalité et à l’imaginaire, développe la capacité inventive et interprétative de l’auteur et du récepteur, et contribue au déploiement de nouvelles compétences. Le récit fait l’objet de nombreux usages, dans pratiquement tous les domaines et contextes de la vie socioéconomique, politique et scientifique. Plusieurs études s’en emparent, soit en tant qu’objet d’étude, soit en tant qu’instrument méthodologique. Ce colloque vise à questionner les enjeux, fonctions et usages du récit, les contraintes auxquelles il doit se soumettre, ou dont il est objet de critique, l’intention et l’objectivité des usagers : qu’est-ce qui est raconté, qui le raconte? Qui a commandité ce récit, pour quelle visée et pour quels usages?
Titre du colloque :
Thème du colloque :