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François Larose : Université de Sherbrooke
Dans les curricula des pays industrialisés, la capacité de transfert des compétences se fonde sur l’acquisition de connaissances et le développement d’habiletés d’analyse contextualisée de situations, dont la résolution de problèmes. Dans les curricula québécois, on en retrouve deux marqueurs. Le premier, les compétences transversales impliquent la capacité par l’individu d’identifier les opérateurs à apprendre pour mettre en œuvre ses compétences préalables « à bon escient ». Le second, correspondant au concept d’apprentissage situé, se reflète dans la valorisation des « Situations d’apprentissage et d’évaluation » (SAE) dans les programmes d’études actuels. Dans cette communication, nous ferons état de deux expérimentations successives. La première visait le transfert des compétences caractérisant l’apprentissage des probabilités au secondaire, via la construction de SAE mettant en œuvre des situations de jeu de hasard et d’argent en environnement virtuel afin d’instrumenter le jugement critique des jeunes au regard de ces pratiques sociales. La seconde visait le transfert des compétences scripturales des jeunes en fonction du type d’environnement électronique disponible et de l’analyse critique du cadre que ces environnements imposent à la communication. Nous examinerons le lien entre la construction d’habiletés de résolution de problèmes et le transfert situé de ces compétences vers les pratiques sociales des jeunes, lorsqu’elles s’exercent à distance et en virtuel.
La nature du développement viable et les actions qui favorisent sa réalisation sont en émergence. Parmi les initiatives de viabilité, on retrouve l’alimentation lente, les quartiers écologiques, l’adaptation écosystémique au changement climatique… Par ces initiatives, les pratiques et l’aménagement territorial sont modifiés par rapport à ce qui existait auparavant. Pour réussir ces projets, les leaders de ces initiatives démontrent un savoir-faire et de la créativité. Serait-il possible, par des interventions éducatives, d’aider des personnes à être suffisamment créatives pour transformer l’environnement et les pratiques qui en façonnent la salubrité? Comment pourrait-on accompagner pédagogiquement des personnes pendant que celles-ci analysent des problèmes locaux, proposent et implantent des solutions? À cet égard, des organismes internationaux appliquent une démarche d’investigation scientifique à caractère créatif : la pensée design. Il s’agit d’une façon collaborative de travailler qui encourage l’intuition, la formulation de nombreuses solutions, l’expérimentation rapide de prototypes et surtout la considération des besoins des usagers. Pour leur part, d’autres chercheurs accompagnent le travail des solutionneurs à l’aide de plateformes numériques collaboratives (RealTime Board, Knowledge Forum…) qui peuvent favoriser une définition étendue et structurée des problèmes, un partage de solutions et la réalisation de prototypes. Le colloque interdisciplinaire comprend deux parties. En premier lieu, on présente et analyse des actions de viabilité réalisées par des chercheurs en collaboration avec des citoyens de par le monde. On discute ensuite des stratégies et des outils disponibles pour accompagner des citoyens et des apprenants pendant que ceux-ci définissent et résolvent des problèmes locaux. La pensée design et les outils numériques collaboratifs sont parmi les stratégies proposées. Le potentiel pédagogique et les conditions de succès de ces stratégies sont discutés. On présente enfin les résultats d’expériences d’utilisation de la pensée design et de plateformes numériques pour la résolution de problèmes environnementaux avec des étudiants universitaires, des élèves et des citoyens.
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