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L’enjeu de la complexité et la modélisation participative socio-économique environnementale : un cas d’étude du Rechna Doab

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Muhammad Azhar Inam Baig : Université McGill

Résumé de la communication

La participation des parties prenantes dans la prise de décisions socio-environnementales sont de plus en plus reconnues comme des aspects essentiels de l'agriculture durable et de la gestion des ressources d’eau ; cependant, la nature complexe des systèmes socio-écologiques pose des défis importants à l'adoption à grande échelle de la modélisation participative, spécifiquement dans les pays en développement. Nous présentons ici une approche conçue pour relever les défis posés par de le manque d’expertise en modélisation complexe dans de tels pays. La méthodologie est appliquée dans un cas étude de la gestion de la salinité des sols dans la région du Rechna Doab au Pakistan. Lors de la première étape, des diagrammes de cycles causales furent développés lors d’entrevues avec des parties prenantes de la région et ensuite combinés pour former un seul modèle qualitatif. Ce modèle, initialement très complexe, fut ensuite simplifié en enlevant les éléments répétitifs ou de peu d’utilité pratique, tout en laissant intacte l'intégrité du modèle. Dans l’étape finale, des modèles thématiques furent développés à partir du diagramme simplifié pour représenter les différentes composantes du système socio-environnemental. Cette présentation démontre l'utilité de l'approche proposée pour faciliter l’évaluation et la quantification du modèle et identifie des aspects socio-économiques de l’enjeu de la salinité des sols au Pakistan qui n'ont pas encore été examinés par d'autres études.

Résumé du colloque

Selon les prévisions du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), il y aurait une augmentation démographique générale de 50 % d’ici à 2050, et la population mondiale atteindra le chiffre de 9,3 milliards. Face à cette rapide croissance démographique mondiale, il devient urgent de garantir la sécurité alimentaire des populations. Pour que tout le monde puisse manger en 2050, il faudra doubler la production agricole mondiale ou bien augmenter proportionnellement l’efficacité d’utilisation. Cependant, les agriculteurs, partout dans le monde, sont confrontés à divers défis liés à la gestion des ressources en eau, en terre et en énergie. Dans les pays du Sud, les terres sont surexploitées et s’appauvrissent. Ceci génère, entre autres, des conflits agriculteurs-éleveurs pour l’accès aux ressources. Les troubles et les conflits sociopolitiques désorganisent des économies déjà affaiblies par des crises économiques depuis les années 1980-1990. Par ailleurs, les paysans, de même que leurs organisations, éprouvent de grandes difficultés pour commercialiser leurs productions à des prix équitables. Devant cette situation, les populations à la base ont été de plus en plus responsabilisées dans la construction et la gestion du développement rural par l’entremise de méthodes participatives, et cela, pour atteindre un développement socialement durable. Dans ce contexte, ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes :

1) Quelles méthodes ont été mises en œuvre pour préparer les populations rurales à participer à la planification et à la gestion des actions de développement à la base?

2) Quel est leur niveau d’implication dans la mise en œuvre des méthodes participatives?

3) Comment évaluer le succès des méthodes visant à augmenter la gestion des paysannes et paysans dans la préparation et l’implémentation de projets de développement agricole?

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 28 mai 2019

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