Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Marie Larocque : UQAM - Université du Québec à Montréal
Les effets des changements climatiques sur l’eau souterraine ont jusqu’ici été peu étudiés au Québec. Ceci s’explique en partie par le fait que l’eau souterraine est peu visible dans des formations géologiques très variables sur le territoire québécois. Les liens entre eau souterraine et climat se font de manière indirecte, par l’entremise des processus de surface et dans le sol, ce qui atténue grandement la possibilité d’établir des liens de causalité climat-nappe. Les conditions futures de précipitations provenant des modèles climatiques sont également encore très incertaines, ce qui ajoute une incertitude importante aux conditions futures. S’ajoutent à tout ceci les effets encore méconnus des changements probables d’utilisation du territoire sur l’eau souterraine au cours du prochain siècle. Pour l’instant, la littérature scientifique ne montre pas de tendance à la baisse à long terme des volumes d’eau souterraine disponibles. Néanmoins, plusieurs études commencent à associer certaines tendances locales aux variations climatiques, notamment pour les débits d’étiage des cours d’eau et pour les niveaux de certaines nappes. La présentation tracera un portrait de l’état des connaissances sur les effets des changements climatiques sur l’eau souterraine du Québec et sur les défis qui en résulteront pour la gestion intégrée de l’eau.
Pour ne pas aggraver les effets des changements climatiques, tout en s’adaptant à ceux prévus, la communauté scientifique s’entend sur la nécessité de diminuer les émissions globales de CO2 de 45 % d’ici 2030 pour atteindre une neutralité carbone en 2050. Pour atteindre cet objectif, la compréhension des systèmes sociaux, économiques et environnementaux et de leurs interactions doit pouvoir se refléter dans les politiques publiques, économiques ou non, qui guideront cette transition. Une question centrale se pose : comment orienter l’économie québécoise afin de respecter les limites de la biosphère, de s’adapter aux changements climatiques et d’assurer une qualité de vie pour toutes et tous? Ce colloque mobilise des chercheurs qui mènent des recherches interdisciplinaires à l’intersection entre le développement économique et l’atteinte d’objectifs écologiques et sociaux. Ce colloque mettra en commun les recherches qui offrent des analyses et des réponses économiques pour alimenter les décisions politiques au Québec dans un contexte d’urgence climatique.
Thèmes abordés :
1. Les impacts des changements climatiques sur les systèmes socioécologiques. Les présentations porteront sur l’effet et les défis des changements climatiques sur les systèmes socioécologiques québécois tels que les milieux urbains, agricoles, forestiers et marins. Les communications discuteront les interactions entre les changements climatiques et les activités économiques au Québec, les conflits socioécologiques et les injustices climatiques présentes sur le territoire.
2. Les outils économiques, les politiques publiques et les solutions alternatives. Les présentations exploreront les solutions de rechange en matière de politiques publiques et de mécanismes économiques qui s’offrent à nous pour entreprendre une transition écologique. Les communications porteront sur les outils économiques, les cadres comptables, les mécanismes de compensation et de redistribution qui encourageraient des changements économiques respectueux des limites climatiques.
3. Les modèles de gouvernance et les institutions permettant une gestion adaptative. Le colloque vise à fournir un espace de réflexion portant sur les différentes épistémologies et connaissances qu’offrent diverses disciplines et les divers récits et constats sur les relations socioécologiques afin d’éclaircir les angles morts de la transition écologique. Dans ce sens, le troisième axe vise à discuter des changements institutionnels et de gouvernance nécessaires à l’arrimage des objectifs économiques, sociaux et environnementaux de la transition au Québec. Dans ce cadre sera encouragée une discussion portant sur les modèles de gouvernance qui permettraient de mieux s’adapter aux changements climatiques, sur le rôle des différents paliers institutionnels, sur les forces et les limites de la gouvernance adaptative, et ce, en tenant compte de la complexité des relations sociales et de la présence de relations de pouvoirs.
Titre du colloque :