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Les frontières disciplinaires entre le droit d’auteur et la muséologie

LB

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Louise Brunet : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Le Ministère de la Culture et des Communications a lancé le Plan culturel numérique québécois en septembre 2014. Préparé en collaboration avec le réseau d’organismes et de sociétés d’État affiliés au ministère ainsi qu’avec les acteurs du milieu culturel et du secteur des communications, ce plan a investi près de 110 M$ réparti sur sept ans. Le secteur de la muséologie bénéfice d’une partie de ce financement distribué aux différentes institutions muséales québécoises permettant notamment de numériser leur collection et de créer des contenus numériques innovants. L’objectif de la présente recherche vise à cibler les adaptations et les limites des règles du droit d’auteur dans cet environnement et cela au regard des besoins des institutions muséales nationales du Québec. Aussi, cette étude viendra présenter les outils d’application de ce droit dont se munissent les musées afin d’établir un état des lieux et de proposer des pistes de solution quant à la simplification des procédures utilisées.

Enfin, l’intérêt de ce travail est pluriel. En plus de définir, de regrouper et de mettre à jour les différentes stratégies d’application du droit d’auteur, elle fait dialoguer en son sein deux disciplines dont la relation peut parfois surprendre, celle de la muséologie et du droit, mais qui demeure fondamentale.

Résumé du colloque

Les frontières reviennent en force, elles se multiplient et se durcissent, malgré la promesse de leur ouverture, voire de leur disparition avec la mondialisation, une mobilité accrue et une démocratisation des technologies de communication. Le concept de frontière concerne les relations entre l’espace et la société. Ensuite, la frontière est la limite entre deux choses différentes, elle est ce qui délimite, départage. Le patrimoine, par son potentiel à marquer les frontières culturelles, participe aux enjeux urbains, muséaux, artistiques ou géographiques. Outre le patrimoine qui trace la frontière d’une identité locale, régionale ou nationale, le patrimoine peut être source de dialogue. C’est cette projection prometteuse qui favorise tant son actualisation que sa transmission. En quoi le patrimoine culturel représente-t-il le potentiel du dialogue interdisciplinaire, interculturel, intergénérationnel? Comment cohabite la pluralité des patrimoines politique, culturelle, linguistique, historique, notamment dans les régions frontalières? La notion de la région frontalière renverrait tant au caractère administratif d’un territoire qu’aux frontières des disciplines investies dans le champ patrimonial. Autrement dit, la problématique mise de l’avant concerne la gouvernance du patrimoine, mais aussi les propositions théoriques ou empiriques relatives à son étude et à sa médiation. Si la frontière comme le patrimoine sont les constructions, comment s’articulent les limites du patrimoine et de ses études? En fait, le patrimoine est à la fois ouvert et fermé au dialogue : d’une part, tout est potentiellement le patrimoine et, de l’autre, le patrimoine relève de lois strictes qui régissent sa désignation (acquisitions et intégrations aux collections muséales, reconnaissance gouvernementale ou municipale). Comment les institutions comme les universités participent-elles à la préservation et à la valorisation des patrimoines?

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 28 mai 2019

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