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Monique Loiselle : Université de Montréal
Les pratiques culturelles d'une population de la Côte-Nord à propos de leur mariage.
Une recherche généalogique menée dans un village Québécois de 500 habitants de la région de la Côte-Nord au Québec a démontré la présence de 131 mariages consanguins réalisés par les descendants des couples fondateurs au cours de 4-5 générations (M. Loiselle 1996). On définit le mariage consanguin comme un mariage entre deux individus ayant au moins un ancêtre commun. Cette pratique matrimoniale n'est pas restreinte qu'à cette région. Selon la revue scientifique médicale britannique The Lancet (2003), plus d'un milliard de personnes dans le monde la pratiquerait. Pour expliquer ces choix conjugaux, l'anthropologue Claude Lévi-Strauss a émis l'hypothèse que les familles humaines auraient respecté des critères de parenté à l'égard du choix du conjoint à la base de la société. Certains parents consanguins auraient été proscrits et d'autres prescrits au mariage. On a observé à l'échelle de la communauté à l'étude un discours paradoxal à l'égard des parents consanguins. Certains d'entre eux étaient reconnus comme parents et d'autres non reconnus ; d'où l'importance de distinguer, dans le cadre de prochains travaux universitaires, les parents que l'on peut épouser et ceux interdits. En d'autres termes, il va s'agir de mettre à jour les critères de parenté que les familles de ce village auraient respectés à l'égard de leurs consanguins.
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