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L’Est du Québec dans l’œil d’un groupe de recherche : particularités et paradoxes

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Manon Savard : UQAR - Université du Québec à Rimouski

Résumé de la communication

Archipel, le groupe de recherche en patrimoine de l’Université du Québec à Rimouski, comprend des professeurs en géographie, en archéologie, en histoire et en Lettres. Les membres ont en commun de travailler sur les mémoires de l’Est du Québec, l’un des berceaux de peuplement du territoire québécois. Occupée dès la fin de la dernière glaciation par les Autochtones, la région a été l’une des principales portes d’entrée du continent pour les explorateurs européens. Elle a vu apparaître leurs premiers établissements et les premiers lieux de rencontres entre les Premières Nations et les nouveaux arrivants. L’Est du Québec offre le paradoxe d’une région fondatrice, mais dont le développement a été plus tardif que celui d’autres régions. On y observe toutes les phases d’occupation qui ont marqué la vallée laurentienne, mais elles se sont ici succédé dans des conditions particulières. Si le caractère maritime constitue un trait fondamental du territoire, avec la pêche, les activités de transport des marchandises, de construction navale et de pilotage, d’autres facteurs ont aussi contribué à sa singularité : les mouvements migratoires, saisonniers ou permanents, ont généré des processus d’intégration et de marginalisation de la région, tout en contribuant à façonner sa mosaïque ethnoculturelle actuelle. La région a aussi été profondément marquée par des expériences d’aménagement. Cette communication propose de rendre compte des particularités et paradoxes de l’Est du Québec.

Résumé du colloque

Les frontières reviennent en force, elles se multiplient et se durcissent, malgré la promesse de leur ouverture, voire de leur disparition avec la mondialisation, une mobilité accrue et une démocratisation des technologies de communication. Le concept de frontière concerne les relations entre l’espace et la société. Ensuite, la frontière est la limite entre deux choses différentes, elle est ce qui délimite, départage. Le patrimoine, par son potentiel à marquer les frontières culturelles, participe aux enjeux urbains, muséaux, artistiques ou géographiques. Outre le patrimoine qui trace la frontière d’une identité locale, régionale ou nationale, le patrimoine peut être source de dialogue. C’est cette projection prometteuse qui favorise tant son actualisation que sa transmission. En quoi le patrimoine culturel représente-t-il le potentiel du dialogue interdisciplinaire, interculturel, intergénérationnel? Comment cohabite la pluralité des patrimoines politique, culturelle, linguistique, historique, notamment dans les régions frontalières? La notion de la région frontalière renverrait tant au caractère administratif d’un territoire qu’aux frontières des disciplines investies dans le champ patrimonial. Autrement dit, la problématique mise de l’avant concerne la gouvernance du patrimoine, mais aussi les propositions théoriques ou empiriques relatives à son étude et à sa médiation. Si la frontière comme le patrimoine sont les constructions, comment s’articulent les limites du patrimoine et de ses études? En fait, le patrimoine est à la fois ouvert et fermé au dialogue : d’une part, tout est potentiellement le patrimoine et, de l’autre, le patrimoine relève de lois strictes qui régissent sa désignation (acquisitions et intégrations aux collections muséales, reconnaissance gouvernementale ou municipale). Comment les institutions comme les universités participent-elles à la préservation et à la valorisation des patrimoines?

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 28 mai 2019

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