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Alexandra Lévesque-Lacasse : UQO - Université du Québec en Outaouais
Des études suggèrent l’incidence de la communication verbale sur l’expérience de la douleur en contexte clinique, mais ce lien demeure peu exploré en contexte expérimental. La présente étude a donc pour but d’évaluer l’effet de la nature des consignes transmises sur une douleur induite par l’entremise de la tâche d’eau froide chez des adultes en bonne santé. Les participants devaient immerger leur main dans un bassin d’eau froide, avant quoi des consignes verbales concernant le déroulement de la tâche leurs ont été offertes. Trois groupes égaux ont été formés de façon pseudo-aléatoire: consignes positives (la tâche est décrite comme provocant une douleur supportable), consignes négatives (la tâche est décrite comme provocant une douleur difficile à supporter) ou consignes neutres (seul le déroulement de la tâche est décrit). La tolérance à la douleur, c’est-à-dire la durée en secondes de l’immersion de la main dans l’eau, a été évaluée. Une ANOVA a été effectuée afin de comparer l’effet des consignes (positives, négatives, neutres) sur la tolérance à la douleur (F(2, 57) = 5,882, p = 0,006). Les résultats révèlent que les participants ayant eu des consignes positives (M = 127,94s) tolèrent mieux la douleur et que les participants ayant eu des consignes négatives (M = 82,33s) tolèrent moins bien la douleur que ceux ayant reçu des consignes neutres (M = 95,31s). Cette étude démontre que la nature des messages transmis teinte l’expérience de la douleur induite en laboratoire.
Thème du communication :
Domaine de la communication :