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Mission Méditation: Impact d’une intervention basée sur la présence attentive sur l’anxiété, la dépression et le bien-être des élèves du primaire en classes régulières et spéciales

TL

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Terra Léger-Goodes : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Au Canada, 20% des étudiants souffrent de problèmes de santé mentale, causant des difficultés considérables dans les sphères éducative et psychosociale des élèves. Ces problèmes amènent de la détresse psychologique qui peut compromettre la réussite scolaire. Les données probantes issues de la recherche suggèrent que les interventions basées sur la présence attentive (IBPA) sont prometteuses afin d’aider les jeunes à mieux gérer leur anxiété et à favoriser une meilleure santé mentale en milieu scolaire. Dans le cadre de cette présentation, les résultats de diverses études portant sur l’évaluation du programme Mission Méditation auprès d’élèves du primaire en classes régulières et spéciales seront présentés, plus spécifiquement sur l’anxiété, la dépression et le bien-être. De manière générale, l’IBPA semble avoir un effet positif sur l’anxiété chez les élèves du primaire, surtout pour des élèves en classes spéciales avec difficultés d’apprentissage ou troubles psychologiques. Toutefois, les enseignants discernent moins les changements sur le plan des symptômes internalisés chez leurs élèves. Par ailleurs, bien que l’IPBA ait un impact positif sur l’anxiété chez des élèves avec difficultés graves d’apprentissage, celle-ci n’est pas plus efficace qu’une intervention cognitive-comportementale. À la lumière de ces résultats, il pourrait s’avérer judicieux d’explorer la possibilité de combiner l’IBPA à d’autres approches afin de favoriser une meilleure santé mentale chez les jeunes.

Résumé du colloque

Au Canada, 65 % des jeunes âgés de moins de 24 ans considèrent être en bonne santé mentale, soit avoir un sentiment positif à l’égard de la vie, une bonne santé fonctionnelle et une absence de troubles mentaux (Gilmour, 2014). Un jeune canadien sur quatre est, par ailleurs, aux prises avec un trouble de santé mentale (Commission de la santé mentale du Canada, 2013). La dépression majeure et les troubles anxieux sont les troubles les plus répandus chez les jeunes (OMS, 2006; Piché et al., 2017; Institut de la Statistique du Québec, 2015; Merinkangas et al., 2010).

Des problèmes de santé mentale vécus précocement au cours de la vie ont des répercussions importantes sur la trajectoire des jeunes. Ils influent sur le cheminement scolaire et professionnel ainsi que sur les relations sociales et peuvent avoir des conséquences tout au long de la vie (Bouchard, Batista et Colman, 2018). Les coûts économiques de ces troubles sont également considérables (Commission de la santé mentale du Canada, 2012). Une bonne santé mentale constitue, quant à elle, un facteur protecteur contre les difficultés psychosociales et scolaires, et ce, autant pour les jeunes qui sont porteurs d’un trouble mental reconnu que pour ceux qui ne le sont pas (Keyes et al., 2012).

L’amélioration de la santé mentale des jeunes, et notamment de ceux qui transitent vers l’âge adulte, est considérée comme un enjeu majeur dans le plan stratégique 2017-2022 de la Commission de la santé mentale du Canada (Commission de la santé mentale du Canada, 2016). Pour ce faire, la Commission de la santé mentale du Canada recommande notamment de soutenir le déploiement de stratégies de promotion de la santé mentale et de prévention ou intervention efficaces. Il s’avère également essentiel de faciliter le dialogue entre praticiens et chercheurs spécialistes des différentes tranches d’âge (enfance, adolescence et âge adulte émergent) afin d’assurer une continuité dans les services offerts.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
Discutant-e- de la session : Terra Léger-Goodes Lyse Turgeon
section icon Date : 28 mai 2019

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